vendredi 15 avril 2011

Londres > DAY 3 : LAST BUT NOT LEAST

Il est 18:00 et notre séjour à Londres touche à sa fin, après une journée encore bien chargée, même si nous avons certainement parcouru moins de miles que les deux jours précédents.

Après un réveil encore une fois très matinal, nous nous sommes dépêchés d’aller déjeuner pour quitter la chambre d’hôtel une bonne fois pour toute. Même si la liste des côtés positifs est longue, il y avait aussi quelques petits aspects, comment dire, ennuyeux au Shakespeare Hotel. A commencer par la hauteur, sans ascenseur. Arg! toutes ces marches, on les a bien senties passer à chaque fois. Conséquence de cette « altitude », c’est également l’arrivée d’eau. Elle aussi fatigue en montant, et arrive au compte-gouttes à la pomme de douche ; pas facile pour se laver la tête ! Mais comme on dit, c’est le charme du folklore. Ah ! un autre point noir, les ressorts des matelas, qui se sentaient bien dans le dos ! M’enfin, que tout le monde se rassure, notre état de fatigue était tel que ça ne nous a pas dérangés bien longtemps.

Bref, revenons-en à notre programme de la journée. Après un bon petit déj’, donc, nous sommes partis en métro jusque Baker Street car nous avions nos tickets pour visiter le musée de Mme Tussaud. Nous étions passés plusieurs fois devant, notamment à Los Angeles et à New-York mais nous n’y avions jamais mis les pieds. Il était temps d’y remédier ! et là, en plus, c’est le tout premier du genre, avant même le Musée Grévin de Paris. Il y a d’ailleurs une espèce de culte autour de ce personnage mais ce qui est bien, c’est que sa nationalité n’est jamais niée; car oui, elle était bien française, contemporaine de Marie-Antoinette dont elle a réalisé le masque de cire après le passage à la guillotine avant de fuir pour la Grande-Bretagne lors de la Révolution. Donc, de ce gagne-pain quelque peu macabre, elle a fait une attraction et cela perdure !

Grâce à cet héritage, nous avons pu prendre poser avec (en vrac) : Georges Clooney, les Beatles, Johnny Wilkinson (pour les amateurs de rugby), Barack Obama, Gandhi… on a pu botter le derrière de notre nabot de la république et frissonner dans les bras de Hitchcock. Lors de la visite, nous avons été dans une sorte de maison des horreurs mais là, j’avoue ne pas avoir vu grand-chose, toute préoccupée que j’étais à guetter les acteurs qui étaient là pour nous faire peur dans le noir presque complet. On a quand même pu passer sous la guillotine et voir Marat dans sa baignoire, en plus de nouveaux instruments de tortures… brrrr….

Bien heureusement, cette fois, ces mauvaises nourritures d’impression n’ont pas duré trop longtemps et ont laissé place à un super circuit sur la ville de Londres, retraçant son histoire depuis la peste et le grand incendie qui la ravagea en 1666 jusqu’à l’après guerre.

Après ce petit détour dans le passé, retour vers le futur avec une petite projection en 4D d’un film sur les personnages Marvel. Hulk, Spiderman, Iron Man et autres consorts devaient sauver la capitale britannique d’un vilain méchant ! Divertissant…

Au bout de deux heures, nous avions fait le tour et nous sortions du musée, ravis de cette expérience. Nous voulions rejoindre le musée Sherlock Holme au 221b Baker Street mais nous n’avons pas voulu y entrer, de peur de manquer de temps pour le reste de la journée. Nous avons tout de même pris quelques instants pour faire le tour du Beatles Store, juste à côté.

Allez, allez, on ne perd pas de temps, il faut rentabiliser le peu de temps qu’il nous reste. Pour répondre à une envie, nous nous sommes rendus à Harrod’s, le grand magasin par excellence. Ici, le principe a beau être le même qu’aux Galeries Lafayette, cela s’apparente davantage à un musée, surtout au rez-de-chaussé ! Toutes les salles sont décorées et aménagées en fonction des produits qui y sont vendus. On peut s’arrêter sur un comptoir pour manger une pizza ou un plat de sushi sur le pouce, au milieu des gens qui font leurs courses. C’est vraiment magnifique mais aussi très impressionnant.

En montant dans les étages, que de surprises nous attendent ! notamment au quatrième, où des rayonnages entiers sont dédiés aux animaux de compagnie en général et aux chiens en particuliers. On peut même acheter un chihuahua ou un yorkshire et il y a un SPA rien que pour eux, et des accessoires qui coûtent presque aussi cher qu’une maison à Chaunay ! devant tant d’exubérance, nous continuons notre chemin en descendant les étages qui nous offrent un à un leurs lots de surprises et d’émerveillements.

Après 2 heures de piétinement dans ce centre du shopping, nous avions faim ! Tout ce que proposait le magasin étant hors de prix et hors de question, nous avons cherché un petit coin sympa pour nous remplir la panse. Malheureusement, en longeant Hyde Park, ce ne sont pas des restaurants que nous avons trouvés, mais des manifestants, juste devant l’ambassade de France. Comme le dit Emmanuel, même à l’étranger ça grogne contre nous !

Bref, en désespoir de cause (on avait toujours faim), nous avons repris le métro en direction de King’s Cross et Saint Pancrass, les deux grandes gares de Londres. Dans la première, nous sommes même tombés sur le Quai 9 ¾ qu’il faut prendre pour aller à Poudlard (pour les aficionados de la saga Harry Potter). Et nous avons enfin trouvé à manger, dans un Burger King. D’aucuns diraient que ce n’est pas terrible mais pour nous, c’était parfait de simplicité et surtout très copieux !

- Bon, on fait quoi maintenant ?

- Je sais pas, je suis fatigué(e)…

- Et si on rentrait à Paddington ?

- Ok, mais pas en métro alors, prenons le bus !

Alors nous sommes montés dans les fameux bus à Impériale du Royaume Angleterre, et à l’étage pour ne rien perdre de la vue. Un petit changement imprévu à Baker Street ne nous impressionne pas vraiment (il y en a qui ont l’habitude des transports en commun), on a le temps de toute façon. On continue donc jusque Paddington pour récupérer le sac à l’hôtel et prendre un dernier café au Lite Bite…

Après avoir fait un dernier tour dans quelques boutiques de souvenirs, on se décide à prendre le métro pour rejoindre Heathrow. La fatigue aidant, le trajet nous a paru super long mais à 17:00, nous étions rendus à l’aéroport. Le vol n’étant qu’à 20 :10, nous avons pris notre temps en appréciant le fait que le ciel se couvrait et qu’il allait pleuvoir le lendemain sur Londres alors que nous avions eu temps magnifique tout au long de notre séjour !

Heureusement que nous étions arrivés en avance quand même car nous avons rencontrés quelques difficultés au contrôle des bagages. Il a fallu attendre qu’un agent de sécurité vide complètement notre sac, pièce par pièce et le re-remplisse avec la même attention…. Et tout ça à cause d’un tube de dentifrice suédois qui n’était pas emballé convenablement ! Ah j’vous jure ! Franchement !?

Pour nous remettre de nos émotions, nous avions bien mérité notre barre de Toblerone géante… une chacun, il faut au moins ça !

L’avion prend du retard au décollage (encore) et une vilaine dame a pris notre place près du hublot mais on respire profondément et on reste zen (j’entends encore Manu me le répéter encore et encore), nous allons retrouver notre bébé jolie.

En tout cas, nous avons vraiment passé un super week-end dans cette capitale britannique et nous pensons déjà au prochain voyage européen !



Londres > DAY 2 : KEEP WALKING



Oh mes amis, quelle journée ! Il est 20:50 et nous sommes sur les rotules (enfin, moi je suis sur les rotules et Manu sur autre chose car il s’est fait super mal au genou !).

Réglés comme des horloges Suisses, nous avons ouvert les yeux à 7:30, heure Française ! Il était donc 6:30 ici à Londres ! Nous avons traîné un peu au lit avant de nous préparer à cette grande journée.

Après un petit déjeuner bien copieux à l’hôtel (ça nous change encore des Etats-Unis !), nous avons mis les rails pour le quartier de Baker Street. Nous avions envie de faire un peu de repérage pour demain et d’aller faire un tour au Farmers’ Market. Bah euh… nous, on est venus mais les fermiers, eux, non ! Nous nous attendions à voir beaucoup de marchands mais à priori, ici, 9:00 pour un marché, c’est encore trop tôt ! Tant pis.

Arrêt café puis nous avons continué vers Cavendish Square pour voir de nos yeux l’école nationale des nurses. Nous pensions pouvoir en ramener une à la maison pour Gabrielle mais non : les nurses ici ne sont pas des nounous mais des infirmières. Qu’importe, ce que nous avons vu nous a plus et nous en avons profité pour entrer dans de belles églises qui se laissent visiter lorsqu’il n’y a pas d’office en cours (ça, par contre, ça commence tôt !).

C’est dans l’une d’entre elles que nous sommes entrés ce matin à 9:15, All Souls Church et il a fallu lourdement insister pour qu’on nous laisse en sortir ! Tant bien que mal, nous avons réussi à nous échapper pour continuer notre périple.

Nos pieds (pas encore douloureux), nous ont menés dans de charmantes rues en direction et au travers de Soho. Le routard ne nous a pas menti, c’est mignon comme tout et très « fashion ». Mais comme le dit Emmanuel, pour peu qu’on regarde autre chose que les vitrines des boutiques, on peut voir de très belles curiosités architecturales et autres. Nous avons encore bien mitraillé de photos, d’autant plus que nous n’avons pas lésiné sur les détours pour traverser de plaisants « courts ». Au fil de nos pas, nous sommes arrivés à Carnaby Street, chère aux Beatles. C’est vraiment super joli, un peu à part du reste. Certes, c’est encore une fois beaucoup de boutiques de vêtements mais aussi de beaux bâtiments et une belle lumière. Et à cette heure là, un dimanche matin, la célèbre rue nous appartenait, vu qu’il n’y avait personne d’autre que nous.

Après avoir quitté ce petit havre de paix, nous nous sommes lancés à la recherche de Marble Arch mais, comme la satanée fontaine de New-York, nous ne l’avons jamais trouvée. Sauf que cette fois, ce n’est pas que ça n’existe pas, juste que nous n’étions pas du tout dans le bon quartier. Dans le genre pas doués… Allez, c’est pas grave, on se « vengera » sur autre chose. Pour le moment, nous avons un objectif à remplir, ne perdons pas de temps !

Nous retournons pour la deuxième fois de notre séjour à Picadilly Circus, en vue de rejoindre Covent Garden (encore aussi !). Sauf que ce matin, ici comme ailleurs, il n’y a pas grand monde et il est fort agréable de vagabonder dans ces rues qui ne comptent que peu de piétons. Du coup, pour me permettre de revoir certains endroits de ma première fois à Londres, nous faisons encore des détours qui nous conduisent tout droit vers le petit Chinatown local. Certes, ce n’est pas celui de San Francisco mais c’est très dépaysant « as well » (le temps d’une rue) avec idéogrammes et canards laqués qui pendent dans les vitrines des restaurants ! On s’offre même de rentrer dans une des nombreuses échoppes pour quelques emplettes.

Encore un petit arrêt café bien mérité (si, si !) dans un petit troquet super sympa dont la décoration a pour thème le théâtre et nous voilà arrivés à Neal Street pour remplir la mission du jour. Sauf que là, il est encore tôt et il nous est impossible de l’honorer avant 11:00. Alors nous nous dirigeons vers un autre point d’intêret, le British Museum. C’est impressionnant de grandeur ! De là où on est, on a une vue imprenable sur l’immense bâtiment, et sur tous les magasins de souvenirs qui l’entourent ! Tant que nous sommes là, autant en profiter, n’est-ce pas ? Une fois ces quelques achats effectués, nous nous recentrons sur notre « target » de Neal Street, à savoir la boutique Dr. Marteens ! Bah oui ! Presque un mois que mes étrennes d’anniversaires sont bien au chaud et attendent patiemment d’être dépensées ici ! Nous faisons donc le tour pour trouver LA paire de chaussures qui fera mon bonheur :

- Celles-là ? ou bien celles-ci ?

- Oh, mais ce ne sera pas facile à entretenir !

- Celles-là sont superbes mais pas faciles à porter…

J’ai finalement opté pour de la simplicité originale, version haute… et c’est la joie au cœur et les doc aux pieds que je suis sortie du magasin en direction de Covent Garden.

Malheureusement, les rues étaient de nouveaux pleines à cette heure, et pas qu’un peu ! Nous avons vite fait le tour des halles, une nouvelle fois, et avons quitté les touristes pour la tranquillité des rues plus isolées. Nous avons atteint les bords de la Tamise pour nous lancer dans une nouvelle quête : Temple Church, celle du Da Vinci Code. Mais là encore, nous avons fait chou blanc. Décidément ! Bon, on continue, on a décidé de ne pas se laisser abattre, non mais !

Alors que nous prenions la route pour notre prochaine étape, nous avons tout de même estimé qu’il était grand temps pour nous de MANGER. Pour satisfaire nos estomacs affamés (et les remplir), nous nous sommes arrêtés dans un Apostophe, juste en face du Royal Court of Justice. Celui-là même que l’on voit dans Bridget Jones (il en fallait bien une, de référence cinématographique !) Au menu, ce ne fût certes que des sandwichs, mais ils étaient fameux et nous ont bien calés pour la suite.

Repus et revigorés, nous avons rejoint Saint Paul’s Cathedral dont nous n’avons pu visiter que quelques parties et sans prendre de photos, s’il vous plaît ! Nous étions un peu déçus mais bon, il y avait une messe, ce n’était pas si grave après tout. On continue, on continue…

La City nous tendait les bras avec toutes ses banques et ses grands buildings qui dénotaient complètement avec ce que nous avions vu jusque maintenant. C’est très moderne… voire un peu trop. Mais un peu de changement, ça ne fait pas de mal, de temps en temps. Nous avons cherché à atteindre un drôle de bâtiment en forme d’œuf Kinder en verre. Encore des dédales de petites rues étroites mais aussi un magnifique passage tout rouge, très grand et très vide où nous avons pu goûter un peu de fraîcheur et faire les imbéciles pour quelques photos. Bon, je ne me souviens plus du nom de ce « court » mais ça reviendra, en voyant les clichés que nous y avons fait !

Nous avions dans l’idée de rejoindre la célèbre Tower of London qui, en fait de tour, est un véritable château-fort où ont d’ailleurs résidé les souverains avant de migrer vers Buckingham et qui est siège de nombreuses légendes. Après âpres discussions, nous avons fait l’acquisition de nos billets et sommes partis à la conquête de cette curiosité médiévale. Nous avons vu de superbes choses comme les joyaux de la couronne (toujours « no photo ») mais avons aussi visité des salles particulièrement « brrr » comme la salle de tortures (avec maquettes des outils de supplices) et la prison. Nous avons également croisé les gardes de la Reine, tout de rouge et de noir vêtus, qui bougent quand même un peu et visité l'artillerie royale (c’est comme ça qu’on dit ?).

A vrai dire, à la fin de cette visite, nous commencions à fatiguer sérieusement. Alors, pour nous donner du courage, un petit coup de fil en France pour nous assurer que notre chère Gabrielle allait bien. Elle s’en sort parfaitement sans nous, et les grands-parents ne sont pas pressés de nous voir revenir. Il ne nous en fallait pas plus pour recharger nos batteries (mais nous avons quand même bien expliqué à Pépi et Mémie que si, si, nous allions la récupérer).

Nous nous sommes donc lancés à l’assaut du Tower Bridge. Au milieu de celui-ci, nous avons contemplé la ville en constatant, très fièrement, que nous avions bien gambadé !

Une fois sur l’autre rive, nous avons longé les quais en faisant parfois de petits crochets, souvent des arrêts photos. Notamment au niveau du HMS Belfast qui est un des premiers navires ayant bombardé les côtes Normandes lors de la seconde guerre mondiale et qui est maintenant amarré sur la Tamise, en plein Londres. En parlant de bateau, nous avons également croisé une réplique d’un… quoi… un galion ? du roi Francis, échoué au milieu d’un quai.

Il faut dire que nous étions dans une partie très vieille de la ville, où avait évolué, entre autres, ce cher Shakespeare. C’est dans ce charmant quartier que nous avons d’ailleurs pu voir le Globe Theatre, qui a été la propriété du célèbre auteur de « Roméo & Juliette ».

Quelques pas plus loin, au niveau de la Tate Gallery, nous avons emprunté le Millenium Bridge afin de retrouver la cathédrale Saint Paul que nous avions déjà visitée plus tôt dans la journée.

Nous souhaitions vivement tester les bus rouge à impériale Londonien. C’est fait. Nous n’avons pas parcouru une longue distance à son bord mais nos pieds refusaient de faire un pas de plus.

Ah zut, j’ai oublié un passage dans l’épisode de La City ! et pas des moindres en plus !

Au milieu des buildings et des banques, il y avait un petit hall commercial, pas du tout du même genre que le « court » rouge décrit plus tôt… là, les maîtres mots semblaient plutôt être « modernité » et « verre ». C’est ici, dans cette galerie, que nous avons trouvé mon deuxième cadeau d’anniversaire de la journée : un super collier Swarovski. Autant dire qu’avec ce bijou au cou et mes chaussures, je brillais des pieds à la tête (bah oui, j’avais les cheveux propres aussi, hihihi !)

Bon, reprenons où nous en étions arrêtés avant cet intermède « shopping ». Le bus nous a déposés à Charing Cross d’où nous avons rejoint Trafalgar Square pour finir, une fois encore à Picadilly (décidément !). Nous étions à ce moment là si fatigués que malgré une recherche assidue, nous n’avons pas réussi à nous mettre d’accord sur le choix du lieu du dîner. Qu’à cela ne tienne, nous avons finalement opté pour la simplicité, à savoir retourner à Paddington et manger à proximité de l’hôtel (et de notre lit !). Une assiette de pâtes a largement fait l’affaire et nous avons tout de même tenu à goûter à l’un de ces desserts typiquement anglais. Enfin, seul l’une d’entre nous s’y est accroché, avec une pâtisserie roulée très « dense » aux raisins secs et à la cannelle, au nom imprononçable (et inécrivable), l’autre partie de nous ne voulant pas se risquer à de nouvelles expériences culinaires (je vous laisse deviner qui est qui !).

Quand nous sommes arrivés au Shakespeare Hotel, nous savions que ses 63 marches (sans compter celles du perron) allaient être terribles à gravir mais, maintenant que nous sommes en haut, dans notre chambre, dans notre lit, notre nouveau combat consiste à garder les yeux ouverts. Allez, pour cette fois, on peut se permettre de capituler !


Londres > DAY 1 : DISCOVERY


Ouh la, la, on peut dire que la nuit fut courte, très courte !
Arrivés à St Thibault hier soir, vers 23:00, il a été dur de se lever ce matin à 6:45. Mais nous étions motivés car nous l’attendions depuis longtemps, ce week-end en amoureux !
C’est donc le sourire mais le cœur un peu lourd que nous avons laissé notre chère Gabrielle à ses grands-parents maternels pour nous envoler vers Londres.
Nous vous passons les formalités à l’aéroport mais sachez que nous avons quand même bien failli louper notre avion malgré l’heure et demie d’avance que nous avions (merci l’administration française et le manque d’effectif au passage de la douane !).
Le vol, ça nous a changé de celui pour les Etats-Unis. Certes, nous n’avions pas plus de place, mais à peine « en haut », nous avions déjà amorcé la descente. Quarante minutes dans le ciel, autant pour sortir de l’avion et hop, nous étions rendus à destination !
Première étape, repérer l’hôtel. Le bien nommé Shakespeare Hotel se trouve dans le quartier de Paddington et donne sur un de ces si jolis squares que nous trouvons ici. Comme la chambre n’était pas encore libérée, nous avons laissé notre bagage à la consigne et sommes partis manger un bon gros morceau de viande.
A 14:08, nous avions pris possession de nos pénates, vidé les sacs à dos du superflu et c’était enfin parti pour la découverte de cette mystérieuse ville.
Le métro londonien (qui, on le sait, est le plus vieux d’Europe et donc très bruyant, très chaud mais pas très propre), nous a déposés à Picadilly Circus. La célèbre place était bondée et en travaux, nous ne nous sommes donc pas attardés et avons vite rejoint Trafalgar Square. Toujours la même foule et le même soleil cuisant mais ont s’est laissés impressionner par les statuts géantes à côté desquelles on se sentait tout petits riquiquis…
Nous sommes ensuite entrés dans Saint James Park en passant par les Écuries Royales (s’il vous plaît) qui, à défaut de nous avoir laissé monter les chevaux de Sa Majesté, nous en ont fait sentir les odeurs !
Il y avait beaucoup de monde mais cela n’a pas eu l’air de déranger les écureuils qui ne se faisaient pas prier pour venir manger cacahuètes et pop-corn à même la main des touristes !
Petit passage obligé à Buckingham Palace mais, Élisabeth n’étant pas là, nous ne nous sommes pas arrêtés pour le café et, comme à nos habitudes, nous sommes enfin sortis des sentiers touristiques pour rejoindre Westminter.
Nous sommes passés par la Chapelle, puis la Cathédrale, toujours en empruntant des rues désertes aux noms imprononçables. Mais cela nous a permis de contempler Saint Vincent Park et son école d’horticulture ; ainsi qu'un refuge de l’église évangéliste baptisé « Emmanuel’s Centre »… Après avoir parcouru quelques miles, nous avons enfin atteint la célèbre Abbaye et, comme nous sommes curieux, nous avons pu en visiter le Cloître. Magnifique et tellement calme !
Et du calme, nous en aurions besoin, parce qu’à partir de là, nous sommes redevenus des touristes, des vrais ! Big Ben, Westminster Bridge, London Eye… et tout ce qui les entoure… en pleine heure de pointe ! Ah ça, ça nous change de Chaunay, pour sûr ! Après un échange de SMS pour nous assurer que notre Bébé Jolie allait bien, nous avions du baume au cœur et un re-plein d’énergie. Allez hop, c’est parti pour Covent Garden.
Heu, comment dire… tout le monde a eu la même idée que nous ! On reviendra demain, parce que là, on peut difficilement mettre un pied devant l’autre avec tout ce peuple. Mais l’ambiance reste bon enfant. Les Anglais (et les autres) pratiquent le buvage de bière en terrasse avec une certaine dextérité et toujours le sourire.
Après ce bain de foule, nous avions bien mérité un peu de quiétude mais, pour la trouver, nous avons dû traverser encore quelques épreuves : Leceister Square et Picadilly en pleine heure de « pinte » en sont réellement, des épreuves, pour des Chaunaysiens fatigués ! Mais ça fait du bien un peu de monde aussi ! Bref : retour à la case métro (en passant par un sous-sol abritant un « battle » de danse hip-hop, très original !) pour rejoindre le quartier de l’hôtel.
A vrai dire, nous avions très envie de nous rapprocher le plus possible de notre lit ! Mais nous avons tenu encore un peu, le temps d’aller dîner au Burger King « around the Corner », de faire quelques achats (oh, le joli cahier souvenir !!), d’aller sur Internet pour récupérer quelques adresses INDISPENSABLES à la journée du lendemain et de boire un dernier café en terrasse en décidant du programme et de l’itinéraire de la journée à venir.
Comme les billets pour le musée de Mme Tussaud (achetés en début d’après-midi à l’office du tourisme sur Trafalgar, très grand et avec du personnel très accueillant) n’étaient valables que le lundi, nous avions toute la liberté d’aller où nos cœurs, nos envies, nos yeux et nos pieds nous porteront. Pour l’heure, nous allons enfin rejoindre Morphée au pays des rêves et, avec quatre lits dans la chambre, on a de quoi le recevoir !!