Après un réveil encore une fois très matinal, nous nous sommes dépêchés d’aller déjeuner pour quitter la chambre d’hôtel une bonne fois pour toute. Même si la liste des côtés positifs est longue, il y avait aussi quelques petits aspects, comment dire, ennuyeux au Shakespeare Hotel. A commencer par la hauteur, sans ascenseur. Arg! toutes ces marches, on les a bien senties passer à chaque fois. Conséquence de cette « altitude », c’est également l’arrivée d’eau. Elle aussi fatigue en montant, et arrive au compte-gouttes à la pomme de douche ; pas facile pour se laver la tête ! Mais comme on dit, c’est le charme du folklore. Ah ! un autre point noir, les ressorts des matelas, qui se sentaient bien dans le dos ! M’enfin, que tout le monde se rassure, notre état de fatigue était tel que ça ne nous a pas dérangés bien longtemps.
Bref, revenons-en à notre programme de la journée. Après un bon petit déj’, donc, nous sommes partis en métro jusque Baker Street car nous avions nos tickets pour visiter le musée de Mme Tussaud. Nous étions passés plusieurs fois devant, notamment à Los Angeles et à New-York mais nous n’y avions jamais mis les pieds. Il était temps d’y remédier ! et là, en plus, c’est le tout premier du genre, avant même le Musée Grévin de Paris. Il y a d’ailleurs une espèce de culte autour de ce personnage mais ce qui est bien, c’est que sa nationalité n’est jamais niée; car oui, elle était bien française, contemporaine de Marie-Antoinette dont elle a réalisé le masque de cire après le passage à la guillotine avant de fuir pour la Grande-Bretagne lors de la Révolution. Donc, de ce gagne-pain quelque peu macabre, elle a fait une attraction et cela perdure !
Grâce à cet héritage, nous avons pu prendre poser avec (en vrac) : Georges Clooney, les Beatles, Johnny Wilkinson (pour les amateurs de rugby), Barack Obama, Gandhi… on a pu botter le derrière de notre nabot de la république et frissonner dans les bras de Hitchcock. Lors de la visite, nous avons été dans une sorte de maison des horreurs mais là, j’avoue ne pas avoir vu grand-chose, toute préoccupée que j’étais à guetter les acteurs qui étaient là pour nous faire peur dans le noir presque complet. On a quand même pu passer sous la guillotine et voir Marat dans sa baignoire, en plus de nouveaux instruments de tortures… brrrr….
Bien heureusement, cette fois, ces mauvaises nourritures d’impression n’ont pas duré trop longtemps et ont laissé place à un super circuit sur la ville de Londres, retraçant son histoire depuis la peste et le grand incendie qui la ravagea en 1666 jusqu’à l’après guerre.
Après ce petit détour dans le passé, retour vers le futur avec une petite projection en 4D d’un film sur les personnages Marvel. Hulk, Spiderman, Iron Man et autres consorts devaient sauver la capitale britannique d’un vilain méchant ! Divertissant…
Au bout de deux heures, nous avions fait le tour et nous sortions du musée, ravis de cette expérience. Nous voulions rejoindre le musée Sherlock Holme au 221b Baker Street mais nous n’avons pas voulu y entrer, de peur de manquer de temps pour le reste de la journée. Nous avons tout de même pris quelques instants pour faire le tour du Beatles Store, juste à côté.
Allez, allez, on ne perd pas de temps, il faut rentabiliser le peu de temps qu’il nous reste. Pour répondre à une envie, nous nous sommes rendus à Harrod’s, le grand magasin par excellence. Ici, le principe a beau être le même qu’aux Galeries Lafayette, cela s’apparente davantage à un musée, surtout au rez-de-chaussé ! Toutes les salles sont décorées et aménagées en fonction des produits qui y sont vendus. On peut s’arrêter sur un comptoir pour manger une pizza ou un plat de sushi sur le pouce, au milieu des gens qui font leurs courses. C’est vraiment magnifique mais aussi très impressionnant.
En montant dans les étages, que de surprises nous attendent ! notamment au quatrième, où des rayonnages entiers sont dédiés aux animaux de compagnie en général et aux chiens en particuliers. On peut même acheter un chihuahua ou un yorkshire et il y a un SPA rien que pour eux, et des accessoires qui coûtent presque aussi cher qu’une maison à Chaunay ! devant tant d’exubérance, nous continuons notre chemin en descendant les étages qui nous offrent un à un leurs lots de surprises et d’émerveillements.
Après 2 heures de piétinement dans ce centre du shopping, nous avions faim ! Tout ce que proposait le magasin étant hors de prix et hors de question, nous avons cherché un petit coin sympa pour nous remplir la panse. Malheureusement, en longeant Hyde Park, ce ne sont pas des restaurants que nous avons trouvés, mais des manifestants, juste devant l’ambassade de France. Comme le dit Emmanuel, même à l’étranger ça grogne contre nous !
Bref, en désespoir de cause (on avait toujours faim), nous avons repris le métro en direction de King’s Cross et Saint Pancrass, les deux grandes gares de Londres. Dans la première, nous sommes même tombés sur le Quai 9 ¾ qu’il faut prendre pour aller à Poudlard (pour les aficionados de la saga Harry Potter). Et nous avons enfin trouvé à manger, dans un Burger King. D’aucuns diraient que ce n’est pas terrible mais pour nous, c’était parfait de simplicité et surtout très copieux !
- Bon, on fait quoi maintenant ?
- Je sais pas, je suis fatigué(e)…
- Et si on rentrait à Paddington ?
- Ok, mais pas en métro alors, prenons le bus !
Alors nous sommes montés dans les fameux bus à Impériale du Royaume Angleterre, et à l’étage pour ne rien perdre de la vue. Un petit changement imprévu à Baker Street ne nous impressionne pas vraiment (il y en a qui ont l’habitude des transports en commun), on a le temps de toute façon. On continue donc jusque Paddington pour récupérer le sac à l’hôtel et prendre un dernier café au Lite Bite…
Après avoir fait un dernier tour dans quelques boutiques de souvenirs, on se décide à prendre le métro pour rejoindre Heathrow. La fatigue aidant, le trajet nous a paru super long mais à 17:00, nous étions rendus à l’aéroport. Le vol n’étant qu’à 20 :10, nous avons pris notre temps en appréciant le fait que le ciel se couvrait et qu’il allait pleuvoir le lendemain sur Londres alors que nous avions eu temps magnifique tout au long de notre séjour !
Heureusement que nous étions arrivés en avance quand même car nous avons rencontrés quelques difficultés au contrôle des bagages. Il a fallu attendre qu’un agent de sécurité vide complètement notre sac, pièce par pièce et le re-remplisse avec la même attention…. Et tout ça à cause d’un tube de dentifrice suédois qui n’était pas emballé convenablement ! Ah j’vous jure ! Franchement !?
Pour nous remettre de nos émotions, nous avions bien mérité notre barre de Toblerone géante… une chacun, il faut au moins ça !
L’avion prend du retard au décollage (encore) et une vilaine dame a pris notre place près du hublot mais on respire profondément et on reste zen (j’entends encore Manu me le répéter encore et encore), nous allons retrouver notre bébé jolie.
En tout cas, nous avons vraiment passé un super week-end dans cette capitale britannique et nous pensons déjà au prochain voyage européen !