Réglés comme des horloges Suisses, nous avons ouvert les yeux à 7:30, heure Française ! Il était donc 6:30 ici à Londres ! Nous avons traîné un peu au lit avant de nous préparer à cette grande journée.
Après un petit déjeuner bien copieux à l’hôtel (ça nous change encore des Etats-Unis !), nous avons mis les rails pour le quartier de Baker Street. Nous avions envie de faire un peu de repérage pour demain et d’aller faire un tour au Farmers’ Market. Bah euh… nous, on est venus mais les fermiers, eux, non ! Nous nous attendions à voir beaucoup de marchands mais à priori, ici, 9:00 pour un marché, c’est encore trop tôt ! Tant pis.
Arrêt café puis nous avons continué vers Cavendish Square pour voir de nos yeux l’école nationale des nurses. Nous pensions pouvoir en ramener une à la maison pour Gabrielle mais non : les nurses ici ne sont pas des nounous mais des infirmières. Qu’importe, ce que nous avons vu nous a plus et nous en avons profité pour entrer dans de belles églises qui se laissent visiter lorsqu’il n’y a pas d’office en cours (ça, par contre, ça commence tôt !).
C’est dans l’une d’entre elles que nous sommes entrés ce matin à 9:15, All Souls Church et il a fallu lourdement insister pour qu’on nous laisse en sortir ! Tant bien que mal, nous avons réussi à nous échapper pour continuer notre périple.
Nos pieds (pas encore douloureux), nous ont menés dans de charmantes rues en direction et au travers de Soho. Le routard ne nous a pas menti, c’est mignon comme tout et très « fashion ». Mais comme le dit Emmanuel, pour peu qu’on regarde autre chose que les vitrines des boutiques, on peut voir de très belles curiosités architecturales et autres. Nous avons encore bien mitraillé de photos, d’autant plus que nous n’avons pas lésiné sur les détours pour traverser de plaisants « courts ». Au fil de nos pas, nous sommes arrivés à Carnaby Street, chère aux Beatles. C’est vraiment super joli, un peu à part du reste. Certes, c’est encore une fois beaucoup de boutiques de vêtements mais aussi de beaux bâtiments et une belle lumière. Et à cette heure là, un dimanche matin, la célèbre rue nous appartenait, vu qu’il n’y avait personne d’autre que nous.
Après avoir quitté ce petit havre de paix, nous nous sommes lancés à la recherche de Marble Arch mais, comme la satanée fontaine de New-York, nous ne l’avons jamais trouvée. Sauf que cette fois, ce n’est pas que ça n’existe pas, juste que nous n’étions pas du tout dans le bon quartier. Dans le genre pas doués… Allez, c’est pas grave, on se « vengera » sur autre chose. Pour le moment, nous avons un objectif à remplir, ne perdons pas de temps !
Nous retournons pour la deuxième fois de notre séjour à Picadilly Circus, en vue de rejoindre Covent Garden (encore aussi !). Sauf que ce matin, ici comme ailleurs, il n’y a pas grand monde et il est fort agréable de vagabonder dans ces rues qui ne comptent que peu de piétons. Du coup, pour me permettre de revoir certains endroits de ma première fois à Londres, nous faisons encore des détours qui nous conduisent tout droit vers le petit Chinatown local. Certes, ce n’est pas celui de San Francisco mais c’est très dépaysant « as well » (le temps d’une rue) avec idéogrammes et canards laqués qui pendent dans les vitrines des restaurants ! On s’offre même de rentrer dans une des nombreuses échoppes pour quelques emplettes.
Encore un petit arrêt café bien mérité (si, si !) dans un petit troquet super sympa dont la décoration a pour thème le théâtre et nous voilà arrivés à Neal Street pour remplir la mission du jour. Sauf que là, il est encore tôt et il nous est impossible de l’honorer avant 11:00. Alors nous nous dirigeons vers un autre point d’intêret, le British Museum. C’est impressionnant de grandeur ! De là où on est, on a une vue imprenable sur l’immense bâtiment, et sur tous les magasins de souvenirs qui l’entourent ! Tant que nous sommes là, autant en profiter, n’est-ce pas ? Une fois ces quelques achats effectués, nous nous recentrons sur notre « target » de Neal Street, à savoir la boutique Dr. Marteens ! Bah oui ! Presque un mois que mes étrennes d’anniversaires sont bien au chaud et attendent patiemment d’être dépensées ici ! Nous faisons donc le tour pour trouver LA paire de chaussures qui fera mon bonheur :
- Celles-là ? ou bien celles-ci ?
- Oh, mais ce ne sera pas facile à entretenir !
- Celles-là sont superbes mais pas faciles à porter…
J’ai finalement opté pour de la simplicité originale, version haute… et c’est la joie au cœur et les doc aux pieds que je suis sortie du magasin en direction de Covent Garden.
Malheureusement, les rues étaient de nouveaux pleines à cette heure, et pas qu’un peu ! Nous avons vite fait le tour des halles, une nouvelle fois, et avons quitté les touristes pour la tranquillité des rues plus isolées. Nous avons atteint les bords de la Tamise pour nous lancer dans une nouvelle quête : Temple Church, celle du Da Vinci Code. Mais là encore, nous avons fait chou blanc. Décidément ! Bon, on continue, on a décidé de ne pas se laisser abattre, non mais !
Alors que nous prenions la route pour notre prochaine étape, nous avons tout de même estimé qu’il était grand temps pour nous de MANGER. Pour satisfaire nos estomacs affamés (et les remplir), nous nous sommes arrêtés dans un Apostophe, juste en face du Royal Court of Justice. Celui-là même que l’on voit dans Bridget Jones (il en fallait bien une, de référence cinématographique !) Au menu, ce ne fût certes que des sandwichs, mais ils étaient fameux et nous ont bien calés pour la suite.
Repus et revigorés, nous avons rejoint Saint Paul’s Cathedral dont nous n’avons pu visiter que quelques parties et sans prendre de photos, s’il vous plaît ! Nous étions un peu déçus mais bon, il y avait une messe, ce n’était pas si grave après tout. On continue, on continue…
La City nous tendait les bras avec toutes ses banques et ses grands buildings qui dénotaient complètement avec ce que nous avions vu jusque maintenant. C’est très moderne… voire un peu trop. Mais un peu de changement, ça ne fait pas de mal, de temps en temps. Nous avons cherché à atteindre un drôle de bâtiment en forme d’œuf Kinder en verre. Encore des dédales de petites rues étroites mais aussi un magnifique passage tout rouge, très grand et très vide où nous avons pu goûter un peu de fraîcheur et faire les imbéciles pour quelques photos. Bon, je ne me souviens plus du nom de ce « court » mais ça reviendra, en voyant les clichés que nous y avons fait !
Nous avions dans l’idée de rejoindre la célèbre Tower of London qui, en fait de tour, est un véritable château-fort où ont d’ailleurs résidé les souverains avant de migrer vers Buckingham et qui est siège de nombreuses légendes. Après âpres discussions, nous avons fait l’acquisition de nos billets et sommes partis à la conquête de cette curiosité médiévale. Nous avons vu de superbes choses comme les joyaux de la couronne (toujours « no photo ») mais avons aussi visité des salles particulièrement « brrr » comme la salle de tortures (avec maquettes des outils de supplices) et la prison. Nous avons également croisé les gardes de la Reine, tout de rouge et de noir vêtus, qui bougent quand même un peu et visité l'artillerie royale (c’est comme ça qu’on dit ?).
A vrai dire, à la fin de cette visite, nous commencions à fatiguer sérieusement. Alors, pour nous donner du courage, un petit coup de fil en France pour nous assurer que notre chère Gabrielle allait bien. Elle s’en sort parfaitement sans nous, et les grands-parents ne sont pas pressés de nous voir revenir. Il ne nous en fallait pas plus pour recharger nos batteries (mais nous avons quand même bien expliqué à Pépi et Mémie que si, si, nous allions la récupérer).
Nous nous sommes donc lancés à l’assaut du Tower Bridge. Au milieu de celui-ci, nous avons contemplé la ville en constatant, très fièrement, que nous avions bien gambadé !
Une fois sur l’autre rive, nous avons longé les quais en faisant parfois de petits crochets, souvent des arrêts photos. Notamment au niveau du HMS Belfast qui est un des premiers navires ayant bombardé les côtes Normandes lors de la seconde guerre mondiale et qui est maintenant amarré sur la Tamise, en plein Londres. En parlant de bateau, nous avons également croisé une réplique d’un… quoi… un galion ? du roi Francis, échoué au milieu d’un quai.
Il faut dire que nous étions dans une partie très vieille de la ville, où avait évolué, entre autres, ce cher Shakespeare. C’est dans ce charmant quartier que nous avons d’ailleurs pu voir le Globe Theatre, qui a été la propriété du célèbre auteur de « Roméo & Juliette ».
Quelques pas plus loin, au niveau de la Tate Gallery, nous avons emprunté le Millenium Bridge afin de retrouver la cathédrale Saint Paul que nous avions déjà visitée plus tôt dans la journée.
Nous souhaitions vivement tester les bus rouge à impériale Londonien. C’est fait. Nous n’avons pas parcouru une longue distance à son bord mais nos pieds refusaient de faire un pas de plus.
Ah zut, j’ai oublié un passage dans l’épisode de La City ! et pas des moindres en plus !
Au milieu des buildings et des banques, il y avait un petit hall commercial, pas du tout du même genre que le « court » rouge décrit plus tôt… là, les maîtres mots semblaient plutôt être « modernité » et « verre ». C’est ici, dans cette galerie, que nous avons trouvé mon deuxième cadeau d’anniversaire de la journée : un super collier Swarovski. Autant dire qu’avec ce bijou au cou et mes chaussures, je brillais des pieds à la tête (bah oui, j’avais les cheveux propres aussi, hihihi !)
Bon, reprenons où nous en étions arrêtés avant cet intermède « shopping ». Le bus nous a déposés à Charing Cross d’où nous avons rejoint Trafalgar Square pour finir, une fois encore à Picadilly (décidément !). Nous étions à ce moment là si fatigués que malgré une recherche assidue, nous n’avons pas réussi à nous mettre d’accord sur le choix du lieu du dîner. Qu’à cela ne tienne, nous avons finalement opté pour la simplicité, à savoir retourner à Paddington et manger à proximité de l’hôtel (et de notre lit !). Une assiette de pâtes a largement fait l’affaire et nous avons tout de même tenu à goûter à l’un de ces desserts typiquement anglais. Enfin, seul l’une d’entre nous s’y est accroché, avec une pâtisserie roulée très « dense » aux raisins secs et à la cannelle, au nom imprononçable (et inécrivable), l’autre partie de nous ne voulant pas se risquer à de nouvelles expériences culinaires (je vous laisse deviner qui est qui !).
Quand nous sommes arrivés au Shakespeare Hotel, nous savions que ses 63 marches (sans compter celles du perron) allaient être terribles à gravir mais, maintenant que nous sommes en haut, dans notre chambre, dans notre lit, notre nouveau combat consiste à garder les yeux ouverts. Allez, pour cette fois, on peut se permettre de capituler !
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