22/03/2013
Ce matin,
c’est le réveil qui nous a sortis du lit à 7:20 car hier, nous avions quand
même veillé un peu plus tard que d’habitude. Mais hors de question de faire la
grasse matinée : nous nous apprêtons à passer nos dernières heures à
Venise. Nous avons donc rassemblé toutes nos affaires et bouclé nos sacs avant
d’aller prendre le petit déjeuner. Une fois remplis pour la matinée, nous avons
procédé au check-out (bling-bling, encore 12 €) puis nous
sommes partis nous balader, après nous être assurés que nos bagages étaient
entre de bonnes mains et de bons murs.
Comme à
chaque fois, sur un dernier jour, nous ne savions pas trop quoi faire ni où
aller. Mais nous nous sommes vite repris et nous avons défini la Via Grimaldi et les jardins municipaux
comme première étape. En chemin, nous sommes tombés sur une superbe librairie,
en pu à la roots, avec des gamelles
pour les chats sur des tas de livres et ces derniers qui ne sentaient pas
toujours très bon le pipi de félin. Au bout, une petite cour avec un escalier
en livres sur lequel il était possible de monter pour voir le canal, de l’autre
côté du mur.
En
continuant notre déambulation, nous avons également découvert un petit porche
qui, si on a bien compris la guide Allemande qui nous précédait avec son groupe
de deux, a eu toute son importante pendant un épisode de peste qui a décimé la
Cité il y a quelques siècles. Encore une belle découvert comme on les
aime ! De quoi nous redonner du baume au cœur car, il faut le dire, les
derniers jours ne sont en général pas très joyeux…
Ah, on a
oublié de mentionner le fait qu’aujourd’hui, à Venise, il y avait grève des Vaporetto et du coup, nous avons encore
plus marché que les jours précédents, ce qui n’est pas peu dire. Et la grève du
jour prendra toute son ampleur un peu plus tard dans la journée.
Pas de
transports donc, et c’est à pied que nous avons rejoint les berges et la Via Garibaldi que nous avions fait de
nuit hier. Nous avons été jusqu’au bout du presque bout en contournant l’Arsenal et en allant visiter la Chiesa San Pietro del Castello qui,
avant 1807, était la Basilique « officielle » de Venise avant de se
faire détrôner par San Marco. C’est
un très beau lieu où, enfin, nous avons pu adirer une représentation de Sainte Aurélie. Non mais oh ! Un
peu d’équité quand même ! Il y a du (Victor)-Emmanuel partout ici !
Ensuite,
direction les Giardini (jardins
municipaux) en passant par une ancienne église réaménagée en HLM. Nous avions
l’espoir de pouvoir accéder au site de la Biennale
et à ses pavillons internationaux (dont nous avions pu admirer un exemplaire
Britannique la veille au soir, le Pavillon
Frankenstein, réhabilité en serre !). Mais le domaine était fermé au
public sans indication d’horaires d’ouverture. Qu’à cela ne tienne, nous voyons
et épions ce qu’il y a à voir et à épier, nous photographions ce que nous
pouvons, pour pouvoir dire « on y était », puis nous reprenons la Fondamente en nous dirigeant vers le
centre touristique puisque, en ce dernier jour, nous avons envie de faire un
peu comme tout le monde. Mais un peu seulement !
Nous suivons
les quais tant que la foule n’est pas trop dense, ce qui nous permet de voir de
belles choses et d’autres plus rigolotes, comme par exemple ce grand bateau de
croisière basé à… Strasbourg (je vous laisse un instant pour comprendre et pour
rire… ça y est, c’est bon ?... alors on continue !!).
Comme nous
avons été vraiment ravis par l’adresse trouvée dans le Guide du Routard hier soir pour le dîner, ce midi, nous décidons de
suivre une nouvelle fois les conseils du fameux guide et c’est sur la Cale de Rasse que nous trouvons notre
bonheur. Je ne sais pas trop comment appeler ça, mais le terme sandwicherie me paraît le plus
approprié. Des petits délices à partir de produits italiens par
excellence : jambon cru, mozzarella, pomodori
(tomates)… bon, le pain n’est définitivement pas le domaine des italiens, mais
avec ce qu’il y avait dedans, c’était parfait ! Avec ça, une petite tarte
bien tassée (coco pour Emmanuel, amandes pour moi), le tout arrosé de deux
cafés (chacun). Après ce bon repas, nous étions bien calés et aussi très
contente d’avoir vu des photos insolites comme « Venise sous la neige »,
« les canaux gelés » (tant que les riverains marchaient sur l’eau !)
ou bien encore la « Piazza San Marco après le concert des Pink Floyd »
en 1986… ! C’est donc le cœur joyeux et le ventre plein – et les yeux qui
brillent - que nous nous sommes dirigés vers la Fondazione Querini qui nous faisait de l’œil depuis le début du
séjour car elle se trouve juste à côté de notre premier hôtel. En plus, elle
était incluse dans les musées de notre Venice
Card, que demander de plus ?
A cette
question, forcément, nous avons une réponse ! Ce qui manque à ce musée, c’est
un plan ! Nous avons mis dix bonnes minutes avant de trouver l’accès à la Biblioteca (certes très belle, très
intéressante et très stimulante avec tous ces livres et ces œuvres d’art) et
après, on a mis encore pas mal de temps à accéder au musée en lui-même. En gros,
c’est le même principe que d’autres lieux visités tels que le Palazzo Ca’Rezzonico d’hier : salle
de bal, salle à manger, chambres,… mais avec des tableaux qui changent un peu
par leur style. Très sympa donc. En plus,
on a beaucoup aimé le fait de pouvoir prendre des photos, car les plafonds
étaient absolument magnifiques (bon, on a un peu moins aimé le fait qu’il
faille encore payer un surplus mais bon, c’est le jeu ma pov’ Lucette et ça crée des souvenirs !)
Après cette
visite, il nous restait encore du temps, encore un peu de sous, encore un
regret : celui de ne pas avoir été voir l’intérieur du Teatro de la Fenice. Alors « go ! »,
on n’allait pas garder ça enterré, on y est allé !
Après nous
être acquittés du billet d’entrée, du pass
photographe et avoir récupéré (pour la première fois depuis le début de la
semaine) nos audio-guides, nous avons eu le plaisir de parcourir ce magnifique
lieu, surprenant car il cache bien son jeu (notamment en ce qui concerne la
capacité d’accueil, la modularité, la modernité des équipements et la magnificence
du plafond), mais également portant un nom tour à fait approprié puisque, par
deux fois, le Phénix a brûlé pour ensuite renaître de ses cendres.
De mon point
de vue, cette visite a été le clou du séjour, une manière parfaite de le
terminer, en beauté !
Sauf que, il nous restait encore un peu de
temps ! Alors là, touristes à fond : shopping souvenirs au Rialto comme tous ceux qui arrivent
juste à Venise en ce vendredi après-midi. On en a aussi profité pour repérer
les horaires du bateau à prendre pour rejoindre l’aéroport avec la compagnie
privée Alilante qui vogue quand même
quand ACTV est en grève. On a fait
quelques emplettes pour Gabrielle et nous deux en nous dirigeant, bon-en mal-en,
vers notre hôtel pour récupérer les sacs que nous y avions laissés ce matin.
Il était un
peu plus tôt que ce que nous avions prévu mais la fatigue aidant, nous n’avions
plus envie de traîner sans but. On a donc repris le chemin de la Fondamente Nuove pour prendre le bateau.
On a attendu sagement, soulagés de pouvoir gagner l’aéroport malgré la grève.
Sauf que, au
moment de monter, pas possible ! Nous n’avions pas les bons billets et il
fallait encore payer 16 € par personne pour embarquer, en cash car pour faire un paiement par carte bancaire, il fallait
aller au guichet et donc attendre la prochaine navette qui ne nous garantissait
pas d’arriver à l’heure pour l’enregistrement.
Là, on a dit
NON ! Trop, c’est trop ! On a pris nos petites pattes, nos gros sacs
de voyages, et c’est plein de courage et de force puisée on ne sait où
(miraculeusement), que nous avons traversé Venise pour aller jusqu’à la Piazza Roma et la gare routière. Et bien,
croyez-le ou non, ça nous a pris moins de temps à pieds qu’en Vaporetto ! Arrivés à l’arrêt de
car, en plus, il y en avait un sur le point de partir, dans lequel nous nous
sommes empressés de monter. Le Routard nous prédisait 40 minutes pour rejoindre
Marco Polo, mais nous y étions en
moins d’une demi-heure !
Quelques achats,
un petit capuccino, enregistrement,
contrôle de sécurité (ah oui, on s’est un peu perdus dans les étages de l’aéroport
et nous nous sommes retrouvés à l’étage de la Douane, parfait si on avait
quelque chose à déclarer, mais là, ce n’était pas le cas…), embarquement, décollage
par temps clair, ce qui nous permet d’avoir une jolie vue depuis le hublot…
C’était une excellente semaine et nous avons eu la chance de n’avoir
qu’une seule journée de pluie (ce qui nous a donné l’occasion de voir la Aqua Alta, ça valait vraiment le coup !).
Comme toujours, nous avons beaucoup marché, beaucoup admiré, beaucoup
visité, beaucoup regardé, de tous les côtés, pour se faire le plus de souvenirs
possibles.
Nous avons comptabilisé 1834 photos avant le tri, ce qui va nous
assurer de bonnes soirées diapos !!
S’il fallait trouver du négatif (pour être complètement
objectifs), disons que Venise est fidèle à sa réputation de ville touristique la
plus chère d’Europe. Nous avons été déçus de devoir toujours payer pour tout, y
compris pour certaines choses que nous pensions pourtant intégrées dans les
différentes cartes et options auxquelles nous avions souscrits (et 1,5 € le
pipi, ça fait cherJ.
Au demeurant, ce voyage était en projet, et donc préparé depuis
tellement longtemps (octobre pour moi, Noël pour Emmanuel), que nous avions
prévu le coup et que nous avons pu en profiter pleinement (non, non, on ne
mangera pas que des pates à l’eau pendant des mois !)
Vivement le prochain voyage ! Nous avons d’ailleurs déjà
trouvé la destination, ne manque plus que la date du départ !!
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