21/03/2013
Ce matin,
réveil en douceur à 7 :20. Comme d’habitude, douche, petite déjeuner,
départ. Pas d’imprévu pour aujourd’hui ! Nous avons rejoint une nouvelle
fois le marché du Rialto, cette-fois-ci à pied, pour nous assurer que tout
était bien en place. Comme il était nettement plus tôt qu’hier, tout n’était
pas encore installé mais il y avait aussi moins de monde, ce qui nous a permis
de passer davantage de temps à regarder les étals de poissons (certains
bougeaient encore, brrr !...) et de noter quelques détails que nous
n’avions pas vus lors de notre premier passage (comme par exemple la plaque
instituant les règles du marché au poisson, c’est vraiment drastique !). De
là, nous nous sommes lancés (à mon insu) à la recherche d’un pont qu’Emmanuel
voulait absolument voir, même s’il n’arrêtait pas de me répéter qu’il était insignifiant. Il s’agissait du Ponte Del Tette, historiquement le pont
les prostituées. On ne l’a pas trouvé et, bizarrement, il était le seul déçu,
allez savoir pourquoi.
Après une
petite explication sur le caractère relativement antiromantique de cette quête,
nous nous sommes mis d’accord sur la prochaine étape et c’est ainsi que nous
sommes arrivés aux alentours de San Maria
Dei Frare.
Cette Chiesa, particulièrement gigantissime,
renferme quelques tombes impressionnantes, telles que celle de Canova (en pyramide), d’un Doge de
Venise (avec des esclaves noirs et des squelettes),… des tombes aussi grandes,
ça cache forcément un petit problème d’ego ! Nous avons aussi pu admirer
des toiles très grandes et très belles. D’ailleurs, nous avons été jusqu’à
acheter quelques cartes pour nous en souvenir car ici aussi, les photos sont
interdites (ah bon ?).
En sortant
de là, nous avons été prendre un café (Macchiatto
pour changer) puis nous sommes partis visiter la Scuala Grande di San Rocco. Comme nous sommes des touristes bêtes à
manger du foin, nous avons payé sans discuter les 10 € par personne réclamés
par la guichetière (nous nous sommes rendu compte pas la suite que nous aurions
pu avoir une réduction grâce à notre Venice
Card). On a un peu grincé des dents mais, que voulez-vous, c’est
Venise ! Bref.
A
l’intérieur de ce bâtiment à la gloire de Saint Roch, des peintures, encore et
encore, et des fresques. Les salles et les plafonds peints sont tellement
immenses que des miroirs (grossissants) sont mis à disposition des visiteurs
pour pouvoir regarder tous les détails sans se dévisser la tête. Et c’est vrai
que c’est beaucoup plus facile comme ça, on profite mieux du spectacle !
En baissant les yeux, on admire les frises en bois qui représentent les vices
et les vertus et sculptées dans le bois. Ce travail très méticuleux est
vraiment très saisissant et très détaillé !
C’est très
joli ! Mais on a vite fait le tour quand même et le rapport qualité-prix est
à revoir. Mais on s’est rattrapés car, juste en sortant, nous sommes tombés sur
une exposition temporaire sur les inventions du grand Leonardo da Vinci. Nous avons suivi les panneaux Entrée et Visite et avons vraiment apprécié tout ce que nous avons vu,
spécialement la cage aux miroirs et
l’ancêtre du tank imaginé par le
génie. Une fois passée la sortie, nous nous sommes rendu compte que nous
n’avions pas payé. Tant pis, ça aura égalisé
la donne avec la visite précédente. En comme, en plus, on n’avait pas vu
qu’il fallait s’acquitter d’un droit d’entrée, ce n’est qu’une
demi-faute !
Revigorés
par toutes ces belles choses, nous avons rejoint le Campo et la Chiesa San Pantalon (et sans chemise ?)
que nous n’avons pas visitée, on a juste bien rigolé ; puis la Chiesa San Margarita (avec supplément de
parmesan)… Nous sommes passés devant la Chiesa
Carmini puis à San Barnaba pour
arriver, en fin de matinée, au Palazzo
Ca’Rezzonico.
Après avoir
vérifié que celui-là était bien notifié dans notre Venice Card (parce que quand même, on commence à en avoir
marre !), nous avons décidé de le visiter. Cela valait vraiment le
détour ! Beaucoup de fresques colorées et lumineuses aux plafonds et des
peintures, plus ou moins religieuses (il y a d’ailleurs une Pinacothèque au
troisième étage qui trace une chronologie de la Cité des Doges à travers les
différents courants artistiques, magique !!). Salle de bal, boudoir,
chambres, salles de réception et du trône (pourtant, il n’y avait pas de tête
couronnée dans cette famille, juste, encore, un petit problème d’ego
surdimensionné à priori)… C’est dingue ce que les Vénitiens fortunés pouvaient
faire (faire) à l’époque, tout ça pour en jeter un peu. C’était une admirable
visite et on a encore bien ri en voyant les autres visiteurs se faire
houspiller parce qu’ils prenaient des photos (ils ne savent pas s’y prendre
pour être discrets, voilà tout !).
Bon, ce
n’est pas tout ça mais il commence à faire faim quand même ! Après avoir
trouvé, de nouveau, un fast-food bien
d’ici (délicieuse Calzone 4 Fromaggi),
nous avons déambulé jusqu’à San Trevoso
puis poussé jusqu’à l’Accademia dont
nous avons fait deux ou trois fois le tour. Nous sommes montés sur le pont du
même nom mais sans le traverser complètement car nous voulions continuer de ce
côté-là du Grand Canal pour prendre
les quais De Zattere. Chaleur,
soleil, eau… tout ce qu’il faut pour se laisser tenter par une délicieuse Gelatti (trois boules chacun, na !)
que nous avons dégustée en continuant de marcher, sans trop penser à là où on
allait.
Et ce
« là », c’était la Chiesa San
Maria de la Salute et la Punta de la
Dogana (pointe de la Douane). Immense église et pointe charmante (pointe
aménagée d’un immense bâtiment – un musée – qui, soit dit en passant,
appartient à Monsieur Pinault ;
parlez-lui en lors de votre prochaine commande à La Redoute !).
Une fois vu
(et apprécié) ce que l’on avait à voir (notamment la construction particulière
de l’église, tout en rond !), nous avons pris le Vaporetto pour la première fois de la journée pour rejoindre Zaccaria où, après une rapide pause
pipi-café, nous avons repris le bateau direction San Giorgio di Magiore. Encore une église, certes, mais
particulièrement intéressante de part son Campanile
en haut duquel une a une vue absolument sensationnelle de Venise. Comme il
faisait très beau et que le ciel était dégagé, on a vraiment profité du
spectacle et on a même vu la chaîne de montagnes derrière la cité (les Dolomites ?). Après la descente,
petite frayeur en pensant que nous (moi) avions perdu les lunettes de soleil,
mais tout est rentré dans l’ordre et nous avons pu rejoindre la rive principale
avec le Vapo après avoir marché un
peu au bord de l’eau et du port de plaisance (ils en ont des jolis bateaux, les
moines !).
En
débarquant à Zaccaria, nous avons été
tentés de presser le pas pour atteindre un musée avant sa fermeture mais nous
nous sommes ravisés en pensant qu’il faudrait encore occuper a journée du
lendemain et nous nous sommes donc laissés aller à rentrer dans l’église qui se
trouvait par là, la Chiesa San Zaccaria.
Nous avons vraiment bien fait car elle était sublime et on a adoré pouvoir
descendre dans les catacombes qui regorgent toujours d’eau, été comme hiver.
Ici, pas besoin de se cacher pour prendre des photos, en plus (toujours à
condition de ne pas utiliser de flash) ; c’est vraiment très
appréciable !
Du coup, on
a pris notre temps. Petit goûter (à 17:30) à proximité et, comme nous avions
des calories à brûler et de l’énergie à revendre, nous avons continué de
marcher et de photographier. Sommes de nouveau passés par San Antonin (et son consulat Grec qui tombe autant en décrépitude
que son pays), l’Arsenal (où nous
avons croisé de vrais militaires italiens) et avons longé les quais avant de
bifurquer sur la Via Grimaldi et de
traverser les jardins municipaux pour rejoindre l’arrêt de Vaporetto Giardini. Le soleil était couchant (même plus que
ça !) et c’est donc de nuit que nous avons remonté le Grand Canal jusqu’au Rialto.
Aucun des deux appareils photo n’était en mesure de prendre des clichés nets,
fort heureusement, il y avait le MacGyver
des objectifs, j’ai nommé l’iPhone !
Grâce à lui, nous aurons des instantanés parfaits de ce que nous avons admiré
tout au long de cette petite croisière de Venice
di Notte.
Un rapide
passage à l’hôtel pour nous débarrasser du superflu et pour arrêter le choix
d’où nous voulions aller dîner en ce dernier soir à la Sérénissime et nous
voilà repartis pour une adresse vivement conseillée par le Guide du Routard
2013, et on a vraiment compris pourquoi !
Ce petit
restaurant, Antica Sacrestia Venezia,
proposant pas moins de 60 sortes de pizzas différentes parmi tout un choix de
plats typiques, est vraiment un « must-go ». C’est à se demander
pourquoi nous n’avons pas ouvert le Routard avant pour décider où manger les
repas précédents. Ça nous aurait évité bien des déceptions !...
Maintenant,
il est tard et Emmanuel ronfle déjà à côté de moi. Demain, dernière journée de
vacances avant le retour à la routine, tâchons d’en profiter !
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