mardi 26 mars 2013

Primo Giorno !


18-03-2013

Ah la la, qu’est-ce qu’il pique ce réveil à 4:30 du matin ! Il faut dire aussi que j’ai réservé un vol à 7:00, en partance de Paris Orly, et qu’il faut y être au minimum une heure avant pour l’enregistrement. Enfin, 7:00, c’est l’horaire que j’avais communiqué, pour être sûre de ne pas arriver en retard pour un départ réel à 7:20 !
Voyager avec Easy Jet, c’est assez simple, à partir du moment où en rentre dans le cadre très strict du sac unique ; le seul point négatif de ce trajet Paris-Venise, c’est que nous n’étions pas assis côte à côte dans l’Airbus A 320. Mais comme nous nous apprêtions à passer une semaine ensemble, 24/7, on a pu supporter aisément ce petit « temps calme ». Quelques turbulences au dessus des Alpes et un tympan qui menace d’exploser plus tard, nous arrivâmes enfin à l’aéroport de Venise Marco Polo. 
Là ont réellement commencé nos aventures, de manière presque immédiate puisque nous devions savoir où retirer nos cartes de transports en commun (pour pouvoir rejoindre le centre de la cité et nous y déplacer sans contrainte toute la semaine), précédemment achetées sur Internet. Du stand ACTV (la RATP locale, version fluviale) à celui de l’Office du Tourisme, nous avons été baladés pendant un bon bout de temps avant de nous retrouver un peu par hasard devant une machine et un gros Monsieur qui nous a édité nos billets en deux temps-trois mouvements, avant de nous indiquer le bon bus. Et c’est donc par la route que nous avons, en premier lieu, découvert Venise.
            Bon, là, je fais une petite pause pour apporter une précision. En fait, une seule de nous deux découvre pour la première fois la cité Vénitienne. Mais comme il s’agit ici d’un voyage en amoureux, on fait table rase du passé et on fait comme si nous étions tous les deux vierges de la Sérénissime. Je reprends…
           
            Le bus, donc. Sous la pluie. Après ça, premier voyage en Vaporetto depuis la Gare Routière, Piazzale Roma, jusqu’à la place San MarcoSous la pluie  Arrivée sur la place, déambulation et premiers émerveillements, en recherche de notre hôtel (bien caché). Sous la pluie ; dépôt des bagages, prise de la chambre, retour dans la rue pour trouver où déjeuner. Sous la pluie.
Bien évidemment, comme tous les touristes, nous sommes allés de suite à San Marco et nous avons marché dans l’eau montante de la Aqua Alta. Et comme tous les touristes, nous avons pris la rue des restaurants pour rentrer dans celui qui nous semblait le plus joli, sans même regarder la carte. Et comme tous les touristes, on a eu notre premier repas « piège à touristes ». MAIS, le cadre était sympathique, les Spaghetti Carbonara assez bonnes (fameuses même, d’après Manu le spécialiste) et le café… italien donc divin !

            Après ce bon repas, nous sommes ressortis Sous la pluie, avons repris le chemin de la place San Marco, mais nous n’avons pas pu la traverser pour cause d’inondation. Ce qui, juste avant d'aller manger, n’était qu’une petite flaque, s'est transformé en un véritable lac ! C’était somme toute assez rigolo, car il fallait prendre les passerelles, comme des petits ponts montés en quatrième vitesse (et avec une efficacité remarquable) par les agents municipaux.
Notre destination : le Musée Correr. Après avoir l’acquisition de nos Venice Card (la carte des touristes) et avoir perdu un peu de temps pour déposer les sacs à dos au vestiaire, nous avons papoté avec un guichetier polyglotte extraordinaire et avons ensuite commencé la visite de ce très joli Palazzo qui retrace l’Histoire de Venise avec une attention particulière pour Sissi, Impératrice, qui y a vécu quelques temps lorsque la Cité des Doges était sous dépendance autrichienne.

            Lorsque nous sommes sortis du Correr, miracle, il ne pleuvait plus. Mais nous n’avons quand même pas pu traverser la place car l’eau n’avait pas descendu. Comme nous nous étions déjà bien mouillés les pieds en venant, on a décidé de ne pas retenter l’aventure et de prendre un autre itinéraire. Et là, on a bien profité ! Finis les circuits touristiques, nous nous sommes laissés portés par nos pieds mouillés, ne regardant la carte que lorsque nous étions VRAIMENT paumés. Nous avons dû piétiner à travers tout le quartier San Marco. Le pont du Rialto, le Pallazzo Grassi, le Pont des Soupirs, les Chiesas, les Cortos, les Calles, les Campos, les Pontes,…malgré le temps humide (qui a mérité l’acquisition d’un bonnet, quand même !) et la fatigue qui commençait sérieusement à se faire sentir, nous avons fait ce que chaque touriste devrait faire à Venise : se perdre pour mieux se retrouver. Regarder en l’air et pas seulement ses pieds, repasser plusieurs fois au même endroit, ne serait-ce que pour apprécier les changements de couleurs… et surtout s’éloigner, s’éloigner le plus possible des Chinois, des Japonais, des Allemands, des Américains et surtout des Français pour découvrir ce que les guides touristiques ne décrivent pas assez…

            A 18:30, n’y tenant plus, un petit dîner rapide dans un petit endroit bien sympa où nous avons encore dégusté des spécialités (bon, des Carbos pour Manu, pour ne pas changer !) et au dodo. Nous avons retrouvé nos pénates à à peine 20:00, pleins de fatigue (malgré tous les cafés de la journée). Un petit tour sur Internet, un rapide coup de téléphone à St Thibault et Rompish ! Même les Italiens bavards de la chambre mitoyenne n’ont pas réussi à nous tenir en éveil !...


~        San Marco/ Musée Correr
                 Café Floran
~        Rialto/ Santa Maria Formosa
~        San Stefano (la tour penchée, bourrée comme on sait qui…)
~        Palazzo Fortuny/ Palazzo Grassi (« ah non, ce n’est pas possible, ce n’est pas par là, je ne l’ai pas vu !... »)
~        Ponte Dell’Accadamia
~        Teatro Fenice
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