18-03-2013
Ah la la, qu’est-ce qu’il pique ce
réveil à 4:30 du matin ! Il faut dire aussi que j’ai réservé un vol à 7:00,
en partance de Paris Orly, et qu’il faut y être au minimum une heure avant pour
l’enregistrement. Enfin, 7:00, c’est l’horaire que j’avais communiqué, pour
être sûre de ne pas arriver en retard pour un départ réel à 7:20 !
Voyager avec Easy Jet, c’est assez
simple, à partir du moment où en rentre dans le cadre très strict du sac
unique ; le seul point négatif de ce trajet Paris-Venise, c’est que nous
n’étions pas assis côte à côte dans l’Airbus A 320. Mais comme nous nous
apprêtions à passer une semaine ensemble, 24/7, on a pu supporter aisément ce
petit « temps calme ». Quelques turbulences au dessus des Alpes et un
tympan qui menace d’exploser plus tard, nous arrivâmes enfin à l’aéroport de
Venise Marco Polo.
Là ont réellement commencé nos aventures, de manière presque
immédiate puisque nous devions savoir où retirer nos cartes de transports en
commun (pour pouvoir rejoindre le centre de la cité et nous y déplacer sans contrainte toute la semaine), précédemment achetées sur Internet. Du stand ACTV (la RATP locale,
version fluviale) à celui de l’Office du Tourisme, nous avons été baladés
pendant un bon bout de temps avant de nous retrouver un peu par hasard devant
une machine et un gros Monsieur qui nous a édité nos billets en deux temps-trois mouvements, avant de nous indiquer le bon bus. Et c’est donc par la route
que nous avons, en premier lieu, découvert Venise.
Bon, là, je fais une petite pause
pour apporter une précision. En fait, une seule de nous deux découvre pour la
première fois la cité Vénitienne. Mais comme il s’agit ici d’un voyage en
amoureux, on fait table rase du passé et on fait comme si nous étions tous les
deux vierges de la Sérénissime. Je reprends…
Le
bus, donc. Sous la pluie. Après ça, premier voyage en Vaporetto depuis la Gare
Routière, Piazzale Roma, jusqu’à la
place San Marco. Sous la pluie
Arrivée sur la place, déambulation et premiers émerveillements, en recherche de
notre hôtel (bien caché). Sous la pluie ; dépôt des bagages, prise de la
chambre, retour dans la rue pour trouver où déjeuner. Sous la pluie.
Bien évidemment, comme tous les
touristes, nous sommes allés de suite à San
Marco et nous avons marché dans l’eau montante de la Aqua Alta. Et comme tous les touristes, nous avons pris la rue des restaurants pour rentrer
dans celui qui nous semblait le plus joli, sans même regarder la carte. Et
comme tous les touristes, on a eu notre premier repas « piège à touristes ». MAIS, le cadre était sympathique, les
Spaghetti Carbonara assez bonnes (fameuses même, d’après Manu le spécialiste)
et le café… italien donc divin !
Après
ce bon repas, nous sommes ressortis Sous la pluie, avons repris le chemin de la place San Marco, mais nous n’avons pas pu la traverser pour cause
d’inondation. Ce qui, juste avant d'aller manger, n’était qu’une petite
flaque, s'est transformé en un véritable lac ! C’était somme toute assez rigolo, car il
fallait prendre les passerelles, comme des petits ponts montés en quatrième
vitesse (et avec une efficacité remarquable) par les agents municipaux.
Notre destination : le Musée Correr. Après avoir l’acquisition
de nos Venice Card (la carte des
touristes) et avoir perdu un peu de temps pour déposer les sacs à dos au
vestiaire, nous avons papoté avec un guichetier polyglotte extraordinaire et
avons ensuite commencé la visite de ce très joli Palazzo qui retrace l’Histoire de Venise avec une attention
particulière pour Sissi, Impératrice, qui y a vécu quelques temps lorsque la
Cité des Doges était sous dépendance autrichienne.
Lorsque
nous sommes sortis du Correr, miracle,
il ne pleuvait plus. Mais nous n’avons quand même pas pu traverser la place car
l’eau n’avait pas descendu. Comme nous nous étions déjà bien mouillés les pieds
en venant, on a décidé de ne pas retenter l’aventure et de prendre un autre
itinéraire. Et là, on a bien profité ! Finis les circuits touristiques,
nous nous sommes laissés portés par nos pieds mouillés, ne regardant la carte
que lorsque nous étions VRAIMENT paumés. Nous avons dû piétiner à travers tout
le quartier San Marco. Le pont du Rialto, le Pallazzo Grassi, le Pont des
Soupirs, les Chiesas, les Cortos, les Calles, les Campos, les Pontes,…malgré le temps humide (qui a
mérité l’acquisition d’un bonnet, quand même !) et la fatigue qui
commençait sérieusement à se faire sentir, nous avons fait ce que chaque
touriste devrait faire à Venise : se perdre pour mieux se retrouver. Regarder en l’air et pas seulement ses pieds,
repasser plusieurs fois au même endroit, ne serait-ce que pour apprécier les
changements de couleurs… et surtout s’éloigner, s’éloigner le plus possible des
Chinois, des Japonais, des Allemands, des Américains et surtout des Français
pour découvrir ce que les guides touristiques ne décrivent pas assez…
A
18:30, n’y tenant plus, un petit dîner rapide dans un petit endroit bien sympa
où nous avons encore dégusté des spécialités (bon, des Carbos pour Manu, pour
ne pas changer !) et au dodo. Nous avons retrouvé nos pénates à à peine
20:00, pleins de fatigue (malgré tous les cafés de la journée). Un petit tour
sur Internet, un rapide coup de téléphone à St Thibault et Rompish ! Même les Italiens bavards de la chambre mitoyenne
n’ont pas réussi à nous tenir en éveil !...
~
San Marco/ Musée Correr
Café
Floran
~
Rialto/ Santa Maria Formosa
~
San Stefano (la tour penchée, bourrée comme
on sait qui…)
~
Palazzo Fortuny/ Palazzo Grassi (« ah
non, ce n’est pas possible, ce n’est pas par là, je ne l’ai pas vu !... »)
~
Ponte Dell’Accadamia
~
Teatro Fenice
~
…
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