Los Angeles, Downtown, 6:20 AM. Gloups, il est tôt, mais on veut éviter l'heure de pointe et se barrer vite faite. Vu le temps qu'on a mis pour entrer dans la ville, on ne sait pas combien de temps il nous faudra pour en sortir. Après décompte, il nous en aura fallu environ 2mn30 puisqu'en fait, la sortie d'autoroute n'était qu'à 500 m de l'hôetl! ARG !! Ah ! si nous avions eu une bonne carte en arrivant !!!... No comment !
C'est parti pour 350 miles dans les terres... ou plutôt dans le désert !
Après un petit déjeuner rapide sur la route, dans un Starbucks (encore) et une conversation avec un ancien prof d'histoire (qui nous apprends que les cours ici portent sur notre histoire à nous! HAHA !!), nous nous dirigeons vers l'immensité de l'ouest américain. Nous empruntons un petit bout de l'ancienne route 66 (Born to be wiiiiiiiiiiiiiiiild) pour nous arrêter boire un Coke au Bagdad Café du film de 1988. Les tenanciers nous apprennent que 75 % de leur chiffre d'affaire est fait par des français et ça se voit. les touristes laissent ici des traces sous formes de tee-shirts, d'écussons et d'autocollants : Nices, Cannes, le Cantal, et un beau drapeau Breton... D'ailleurs, au moment de partir, on tombe sur un groupe de 5 Nantais ravis d'avoir traversé le pays (ils sont sur la route depuis Chicago) pour venir ici. Bon, ils ne comprennent pas forcément bien tout ce qu'on leur raconte, mais nous, on se tait et on rigole (saviez vous que le film a été tourné en 1985 pour être diffusé en 1996 ??? non ? nous non plus, hihihi !!). En même temps, on ne peut pas vraiment attendre mieux de personnes qui se disent Bretons alors que NON !!
On reprend la voiture que, au passage, nous maîtrisons de mieux en mieux, pour nous enfoncer dans le désert du Mojave. A tour de rôle, nous nous autorisons à fermer les yeux pour un petit somme parce que, malgré la clim', il fait très chaud, le soleil tape comme un boxeur et que le désert, c'est un peu toujours la même chose. On s'arrête quand même au bord d'une petite route déserte pour quelques photos du sable qui grignote toujours un peu plus de terrain. Je remonte vite car Manu me fait remarquer qu'ici il y a des serpents... brrrr !! (j'ai bien checké avant de refermer les portes)
A une trentaine de miles de LV, la civilisation commence à reprendre ses droits. On voit apparaitre les premiers casinos, perdus au milieu de nulle part. On s'arrête dans l'un d'entre eux... C'est impressionnant de bruit, de couleurs, de fumée (nous apprendrons plus tard que les casinos sont les seuls endroits publics où les gens ont le droit d'en griller une, à condition de jouer et de consommer bien sûr). L'hôtel dans lequel nous nous arrêtons fait un peu "Hotel California", on sait comment y entrer, on a du mal à trouver la sortie...
Qu'importe, on traverse tout et on retourne dans la "Caliente" du Nevada ! Maintenant, on ne s'arrêtera pas avant d'être à destination. C'est pas bien loin de toute manière ! Mois de 40 mn plus tard, nous sommes au Bellagio. C'est ENORME ! Bien évidemment, on a laissé la voiture à l'autre bout de l'hôtel par rapport au "check-in". Un peu comme si on se garait au lycée de Civray pour aller à Champion... ça fait une trotte, surtout quand on est chargés comme des mulets. On garde à l'esprit tout le chemin parcouru à San Francisco et on s'arme de courage. A l'enregistrement, on nous dit que nous chambre est au 20ième étage. Problème, il n'y en a que 12... en fait l'hôtel est tellement grand qu'il est divisé en 4.Nous sommes en fait au 8ème, avec une grande fenêtre du sol au plafond qui donne sur les piscines de l'hôtel. Whaouh !!
On décharge tout et on va se promener pour trouver de quoi manger (en même temps que j'écris ça, je trouve que le mot manger apparait beaucoup dans nos textes, mais, contrairement aux apparences, on ne fait pas que ça, et là, il était déjà 15h30 !!); On se perd dans le Bellagio, heureusement, nous en avons le plan. Hallucinant, un hôtel avec un plan !
Une fois dehors, "ma que calor", il fait au moins 40°C. Et le strip n'est pas une rue piétonne, il faut prendre des passerelles pour aller d'un point à un autre, le plus souvent d'un hôtel à l'autre. On remarque vite que le côté gauche, c'est la classe, le côté droit, c'est les beaufs... et nous, on va manger à droite, hihihi ! De nouveau, nous nous perdons dans un casino... ça commence à être lourd ! surtoiut que, comme dit plus haut, on est chez les beaufs et c'est moyennement rassurant ! On finit pas se retrouver sur un parking, c'est toujuors mieux que rien et là, on est dehors au moins. Fatigués de notre journée, on réussi tant bien que mal à retrouver le chemin du Bellagio et de la chambre 20118. On enfile les maillots et on court dans l'une des 4 piscines, les bains à remous ce sera pour demain !
Après quelques brasses dans une eau parfaite, nous remontons dans la chambre. Ce soir, on ne dîne pas, on rattrape le temps perdu et on dort !!! Au passage, nous voyons la fin du dernier épisode du saison inédite en France de Dr. House... il va s'en passer des choses, on a plein de scoops, qu'on ne révèlera que moyennant finance. Demain, c'est repos, on ne bougera que lorsqu'il fera trop chaut au bord des piscines, alors pas de réveil !
Bonne nuit !
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