lundi 14 septembre 2009

DAY 04 : ADVENTURES

Deux liens se cachent dans cet article, trouvez-les et vous aurez accès aux DEUX albums !!


Dernière matinée à San Francisco. Jamais nous n'aurions pensé avoir le cœur aussi gros. Mais la journée est chargée, pas de temps à perdre pour le moment. Il est tout juste 7hrs quand nous franchissons la porte du Dori's Diner pour notre dernier petit déjeuner' à SF. Nous prenons comme d'habitude, café, chocolat chaud et pancakes, et nous retournons récupérer les bagages à l'hôtel. Dernier luxe dans cette ville, on s'offre le taxi pour aller à l'agence de location de voiture (avouons-le, on voulait aussi éviter une côte déjà bien dure sans être chargés !)
Récupération voiture de location : on a bien choisi notre heure. Pas grand monde mais des lents. Le temps qu'on arrive au guichet, il y a déjà du monde jusque sur le trottoir. Là, on nous apprend qu'on sera immatriculés en Floride (l'état des bouseux, d'après ce que dit le Monsieur) et que non non, on peut pas avoir une plaque de Paris, zut ! Il n'est pas non plus indiqué que c'est une voiture de location conduite par des touristes étrangers, dommage. On nous donne les clés et démerdez-vous... pas d'indications sur la boite auto (j'ai bien failli la faire exploser en restant en 3ème à 50 MPH). On s'en sort pas trop mal pour retrouver le Pier 33 où nous avons RDV ce matin.

Alcatraz : bin vouai, le RDV c'est avec Alcatraz Cruises qu'on l'avait pris, pensant que nous ne quittions la ville que le lendemain. Bref, malgré les émotions et la boîte auto, le timing était parfait et c'est tout content que nous sommes montés dans le bateau en partance pour l'ancien pénitencier. L'avantage avec l'eau, c'est que quand on est dessus, on a une belle vue. On a encore bien mitrailler avant d'arriver à quai !
Une fois arrivés à destination, on a fait un grand bond en arrière, direction années 1920-1960's, durée de vie de la prison. Une belle page d'histoire, pendant laquelle nous avons appris que c'était quand même bien pire que ce qu'on pouvait imaginer. Plusieurs phrases nous restent à l'esprit telles que : "Break the rules, you go to the prison ; break the prison rules, you go to Alcatraz". Grâce à des plans, nous avons fait le tour par l'extérieur. Une fois entrés dans les bâtiments, on nous a prêté un audio-guide, en français s'il vous plait, qui, grâce à des témoignages d'anciens gardiens et prisonniers, nous en ont appris beaucoup sur le fonctionnement du Rock. Ainsi, nous savons désormais qu'il vallait mieux se tenir à carreaux et ne rien tenter si nous ne voulions pas finir au trou, dans le bloc D, celui des pires vilains, comme Al Capone qui y a passé quelques temps.
Dans un couloir, un frisson nous parcourt lorsque nous voyons, sur le sol, les traces des grenades qui ont explosé lors de la grande tentative d'évasion de 1946. Beaucoup de choses à retenir et à voir donc, mais c'était vraiment la meilleure façon de quitter la ville pour nous !

Départ de SF : Allez, courage, on y va... Un petit café, quelques emplètes dans le magasin de Souvenirs et c'est parti. A bord de notre Toyota Yaris Berline, nous voilà partis sur les routes du grand ouest... les grandes routes du grand ouest à vrai dire. Nous nous frottons aux high-way qui méritent bien leurs noms. A SF et dans les environs, compter 4 voies de circulations et 2 bandes d'arrêt d'urgence, dans chaque sens. Ici, c'est chacun pour soi : les limitations de vitesse, connaissent pas (enfin, si, mais c'est pour les autres), pas de priorité à droite, on roule comme on veut, où on veut et ça déboite dans tous les sens.

Brouillard : un truc auquel nous n'étions pas préparés du tout, c'est la brume du Pacifique. En 2 secondes, on passe d'un grand beau soleil à un temps digne de Londres en automne. Pas terrible pour profiter du paysage et il nous aura fallu du temps pour voir l'océan. Entre deux nuages, on voit quand même les ramasseurs d'artichauts, les vignes californiennes et des trucs bizarres comme la plus grande parabole qu'on a jamais vu.

Carmel : Le routard nous l'avait vanté, on voulait le voir. Carmel est une mignonne petite ville où il est interdit de tout faire, même de marcher avec des talons aiguilles ! Si, si, on vous jure. C'est la ville dont Clint Eastwood a été maire un temps, mais c'est surtout celle où nus avons trempé les pieds dans le pacifique. Et beh c'est froid le pacifique ! Et on y voit pas grand chose (voir plus haut). On ne s'attarde pas donc, surtout qu'on a encore pas mal de route à faire !

Route 01: Pyrénées, tenez-vous bien, voici l'ouest Américain ! Brrr ! A ça, les paysages sont beaux, il n'y a pas à dire, mais à certains endroits, il vaut mieux avoir les pneus (et le cœur) bien accrochés ! ça tourne dans tous les sens et ça passe de la campagne profonde aux récifs bien pentus, sans oublier les forêts de séquoia ! On en prend plein les yeux, parce que le copilote insiste pour que le conducteur garde les yeux rivés sur la route et ce dernier veut lui s'arrêter tous les 2 miles pour en profiter ! ça a été long, mais ça valait le coup !

San Simeon : c'est pas une ville, c'est une ÉNORME aire sur le bord de la route. Malgré le panneau indiquant 6.000 habitants, on se demande bien où ils peuvent être. certes, on n'y voit pas très bien (le fog londonien, c'est de la rigolade) mais on arrive quand même à trouver notre motel (oui, oui, comme dans les films), après un petit détour dans un "bled" qui ne ressemble pas à grand chose et qui fait vraiment trou perdu au milieu de l'Amérique profonde. Pas très rassurant tout ça ! mais l'hôtel est sympa, la réceptionniste ne parlant presque pas mieux l'anglais que nous ! Après un petit repas bien mérité (une pizza hawaïenne pour avoir un peu de soleil au moins dans nos assiettes), on file au dodo parce que bon, on a encore presque 300 miles à faire avant l'arrivée à LA... gloups !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire