lundi 14 septembre 2009
DAY 05 : ON THE ROAD AGAIN
Après une bonne nuit, nous avons eu la surprise de voir que le brouillard s'était levé. Petit panoramique sur San Simeon : des motels, des motels, des hôtels et un restaurant sur le bord de la route...
Fort fort lointain, l'océan Pacifique. On profite du petit déjeuner frugal (américain beurkfast !!!) que le motel (le nôtre) nous offre dans sa grandeur d'âme et, sans tarder, on reprend la route dans le sens inverse : avec le brouillard on n'avait pas pu voir deux spécialités du coin.
San Simeon et les environs : Les éléphants de mer (si, si, on a des photos). Ça vaut le coup d'œil, parce que d'une part, on en voit pas tous les jours et puis parce que dans leur environnement naturel, c'est rigolo comme Chipo. D'ailleurs, c'est comme les otaries, ils ont une tête de chien (nous on trouve), ou de souris, suivant leur profil...
Petite visite du village, ou plutôt du bourg, de San Simeon, de jour cette fois-ci. C'est charmant, d'une autre époque, on se demande où sont les locaux et ça fait très perdu dans le temps et dans l'espace. A partir de maintenant, le prochain qui nous dit que Civray est le t*** du c** du monde, on l'envoie là-bas, hé hé !
A côté de ce village, l'Amérique dans sa démesure et son extravagance la plus totale, nous offre Hearst Casttle. Une petite bicoque de 115 pièces qu'un américain fêlé a fait construire pour contrarier sa mère. Vive le complexe d'Oedipe. On n'a pas voulu monter jusqu'en haut, c'est beau à voir de loin. Mais ça suffit et puis on a de la route qui nous attend.
La route américaine : C'est parti mon automatique ! Sur une route qui finalement se présente moins tortueuse que la veille mais toujours aussi mal goudronnée. Comment un tel pays peut avoir des routes aussi catastrophiques que ça ?! Même les hyghways sont dans un état lamentable. On comprend mieux pourquoi les ricains sont les rois des pneus. On peut voir sur les bords des routes des appels au parrainage ("Adopt an Highway") pour retaper les routes. Nous ont dit, vive la DDE et les péages !
Solvang : On arrive quelques temps plus tard dans une petite bourgade, dans les terres, du fin fond du Danemark. Solvang a été créée par des Danois, et c'est resté comme ça. C'est très dépaysant (encore), on s'y perd un peu entre la Petite Sirène, la Bakery (boulangerie) Andersen, l'hôtel Petersen, etc ... Et dire que dans une semaine c'est la fête danoise au village, et qu'on va rater ça...
Santa Barbara : On serait bien restés pour diner mais on est attendu. La route nous emmène dans une ville mythique : SANTA BARBARA... (la classe)
Très belle jetée (une vraie), où nous déjeunons enfin (il est 15h...) et où un serveur fort chaleureux et si content d'avoir des honey-mooners comme clients, nous offre une glace multicolore et multigoûts (re beurk !!!).
Poliment, nous en mangeons la moitié, et on s'est forcé (c'est pas bon et ça fait mal aux dents). On profite qu'il ait le dos tourné pour filer, manque de pot, on a oublié des lunettes de soleil, alors il faut y retourner et on s'y fait bien remarquer, gloups... Sinon, la ville, ou du moins ses plages (ce qu'on en a vu), c'est pas mal. On est loin de la série, mais comme tout le monde le sait, ils tournent pas sur place, tout ce fait à LA.
Et ça tombe bien, c'est l'étape suivante.
Los Angeles : Les choses sérieuses commencent. On passe déjà à 6 voire 7 voies de chaque côtés de la route (sans compter les deux bandes d'arrêt d'urgence). De plus, qui dit 3.5 millions d'habitants dit beaucoup de monde sur la route. Si à ça, on ajoute que le californien a SON code de conduite (surtout à LA), qu'ils conduisent avec le téléphone dans une main et le café dans l'autre et que nous sommes en pleine heure de pointe... mélangez tout ça, et vous aurez droit à un beau bordel. Un seul mot, flippant...
Bon évidemment, comme David Vincent, nous cherchons une route que nous n'avons jamais trouvée. Re-flippant. D'autant plus que les gros buildings où on devait aller commencent gentiment à s'éloigner. N'écoutant que notre courage, on prend la première à droite. Monumentale erreur : Bienvenue dans les quartiers chauds voire super bouillants de LA. Vous savez, ceux qu'on voit à la télé, pas très jojos, et qui font froid dans le dos devant l'écran... et beh nous on l'a fait en vrai! (le "bisque bisque rage" n'est pas utile dans de telles circonstances). On peut le dire, ça vaut... pas le coup d'œil. On flippe, on re-flippe, on grille un feu et une clope dans une voiture de location non-fumeur,... Bref on croise les doigts et on serre les fesses. Surtout ne rien dire, ne pas regarder, ne pas prendre de photos, et on retient les larmes de la douce.
Evidemment on a retrouvé le chemin et l'hôtel. Nous avons pris LA décision qui s'imposait : la voiture au parking pendant trois jours, on ne veut plus la voir ! (ok, elle n'y est pour rien, mais faut bien que ce soit la faute de quelqu'un, et je vois mal l'un d'entre nous passer 3 nuits sur le bitume).
Bienvenue au Millenium Biltmore. C'est grand, c'est doré, c'est rococo, c'est trop pour nous, surtout après le petit détour et le motel de la veille.
On pose les sacs, on se dit que LA c'est pire que tout, qu'on veut rentrer à San Fransisco (en plus, dans la chambre, même pas de petit mot ni de paquet de M&M's). On ose quand même une sortie nocturne de repérage pour le breakfast (après avoir vu sur le routard que Downtown, c'est à dire notre quartier), le soir c'est pas glop. Il est temps de rentrer et d'essayer de dormir en espérant que le lendemain sera meilleur...
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