mardi 26 mars 2013

Terzo Girono


20/03/2013



Ce matin, grasse matinée jusque 7:35. Nous avons été réveillés par la préparation du petit déjeuner, juste devant la porte de notre chambre. La douche prise en quatrième vitesse et le petit déjeuner avalé, nous nous apprêtions à partir quand nous avons été alpagués par le réceptionniste de l’hôtel. Sur le coup, nous nous sommes demandés si nous avions fait quelque chose de mal, une bêtise, mais en fait, non. Il voulait simplement savoir si nous serions OK pour changer de Locanda car il avait besoin de notre chambre de manière impromptue. Pas de problème, avons-nous répondu (on n’est pas des gens compliqués nous), juste le temps de monter rassembler nos affaires et de nous acquitter de la taxe de la ville et c’était tout bon. Et comme, en plus, nous sommes de piètres négociateurs, nous n’avons même pas demandé une quelconque rétribution, alors que ça aurait peut-être été une bonne occasion de faire un tour de bateau sur les canaux… bref, nous avons convenu que nous récupèrerions nos sacs et notre nouvelle chambre dans l’après-midi, en repassant à notre hôtel d’origine.

Le programme de la journée avait été défini par Emmanuel (avec mon aval, bien sûr) et devait nous faire découvrir des aspects moins connus de la cité, un peu plus éloignés des circuits touristiques et de l’Histoire Renaissance qui est généralement synonyme de la cité des Doges. Étape numéro « Uno », aller prendre le Vapo (comme disent les Vénitiens) pour rejoindre le quartier du Getto. Sauf qu’une envie plus que pressante me force à demander – à exiger même – un arrêt inopiné. Et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés sur le Mercato Dei Rialto. Après voir assouvis les besoins naturels (pipi) et primaires (café), nous avons particulièrement adoré vagabonder parmi les étalages colorés et odorants. Nous avons même découvert des variétés de fruits et légumes que nous ne connaissions pas ! De tous petits artichauts, d’énormes aubergines (grosses comme des ballons de football), d’étranges radis en forme de salades… dommage que nous n’ayons pas pu goûter mais on s’est régalés avec les yeux. Cela valait vraiment le coup de faire ce détour !
Après cette halte improvisée, nous avons enfin pu reprendre l’itinéraire initial, un peu réaménagé cependant. Nous avons flâné jusqu’à la Chiesa San Giacomo Del Orio, joliment entourée de platanes, idéale pour se poser un petit peu, surtout que grâce au chocolat blanc qu’Emmanuel avait dans le ventre et au magnifique et tout nouveau foulard que j’avais autour du coup, nous ne risquions pas d’attraper froid ! En plus, il y avait un accès wifi à proximité, donc parfait pour donner des nouvelles et en prendre !
Nous avons ensuite marché jusqu’au Casino puis [la Chiesa Madonna Del Orto que nous n’avons malheureusement pas pu visiter (c’est bien la seule jusqu’à présent)]… AH !!! Accidenti ! Je me suis trompée dans la chronologie !! En fait, avant d’arriver à l’église de la Madonna, nous avons été jusqu’au Biasio où nous avons pris le Vaporetto pour un tout petit trajet (d’un seul arrêt, juste de quoi traverser le Grand Canal). De l’autre côté de la rive, nous avons été jusqu’au Getto, objectif de notre périple de la matinée !

Sur la grande place de ce quartier historiquement juif, nous avons été frappés par la configuration des lieux qui faisaient vraiment penser à des cages à lapins. Nous avons appris par la suite que c’était effectivement un peu ça, l’idée, et que, pendant très longtemps, les juifs de Venise, les impurs, étaient cantonnés – voire parqués – à ce petit morceau de terre au milieu de la cité et n’avaient pas là possibilité d’en sortir en dehors des heures de bureau. D’ailleurs, les ponts y menant étaient amovibles et il y a encore les traces des grilles qui fermaient tous les accès à ce secteur. Nous avons visité le musée Hébraïque mais notre Venice Card ne nous a pas permis de pénétrer dans la Synagogue. Emmanuel a bien tenter de gruger mais on s’est vite dit que ce ne serait pas raisonnable et nous avons accepté. De toute façon, il en fallait plus pour nous décontenancer et nous avons donc continué la visite.
Fidèles à nos habitudes, nous avons emprunté le chemin le plus long pour rejoindre le Chiesa Madonna etc.… on notera que, pour une fois, nous y avons admiré la représentation de notre Archange préféré, Gabriel (qui ici est un ange fille, pour de vrai !!). Ah ! Il faut dire qu’ici, la star, c’est Saint Theodore (qui ressemble comme deux gouttes d’eau à saint Michel sauf qu’il ne terrasse pas un dragon, mais une espère de gros iguane). Bref, magnifique lieu de culte et si son ramage se rapporte à son plumage, ça doit vraiment être le top de l’Église Vénitienne (et on en a vu des Églises, ces trois derniers jours !!).

Nos pieds nous ont ensuite portés vers San Sofia. Soyons honnêtes, on avait l’intention d’aller manger au seul Mac Donald’s de Venise. Mais lorsque nous y sommes arrivés, nous nous sommes rendu compte du ridicule de cette envie et nous nous sommes finalement rabattus sur le même type de fast-food à l’Italienne qu’hier et c’était bien, très bien même ! Histoire de brûler les calories ingérées, et parce que la météo avait prédit de la pluie pour ce mercredi, nous avons été jusqu’à la place San Marco pour effectuer la suite du programme que nous nous étions fixés. Cet après-midi, nous avions prévu des lieux fermés. Ainsi, nous avons commencé par visiter la Basilique et, il faut le dire, ce n’était pas tout à fait ce à quoi nous nous attendions. Mais nous avons été impressionnés par la magnificence des lieux, la grandeur et le doré, tout à fait Rococo ! Nous nous sommes même offerts le bonus Les Trésors de San Marco, composés de reliques, d’objets ayant appartenus à des Papes et même des ossements ! Comme nous sommes Français (bah ouai, pas de bol !), je pense que nous pouvons maintenant grogner un peu et être fidèles à la réputation de nos concitoyens : on a eu la sensation, dans la Basilique, d’être les seuls à respecter l’interdiction de photographier. Certains prenaient même appui sur les panneaux d’affichage « No Picture » pour faire leurs clichés ! Du coup, on a un peu honte mais nous avons-nous aussi dérogé à la règle et avons pris quelques photos, sans flash tout de même car nous sommes téméraires mais pas audacieux !

Ensuite, nous avons visité le Palais Ducal. Il ne pleuvait toujours pas dehors (dedans non plus vous me direz !). Cette petite bicoque est, à proprement parlé, EXTRAORDINAIRE ! C’est vraiment gigantesque, magnifique, surprenant ! Je me verrais bien vivre dans un truc comme ça, à condition de ne pas devoir m’occuper du ménage, s’entend !
On comprend mieux comment la cité fonctionnait en autonomie. Le système judiciaire était drôlement bien ficelé et les Vénitiens n’avaient qu’à bien se tenir, vu les geôles de prison (auxquelles ont accède et on sort en passant DANS le Pont des Soupirs. Bref, mieux valait être dehors que dedans !
Nous avons vu (et admiré) la plus grande toile du monde, dans la non moins grande Salle du Conseil et, dans l’armurerie, parmi toute la collection, l’élément qui nous a le plus interloqués a été la ceinture de chasteté. Il n’y avait plutôt pas intérêt à vouloir passer outre, ça ne faisait mal rien qu’à la regarder !
Visite superbe, donc ! Ah ! J’y pense, je n’ai pas encore mentionné l’importance du symbole du Lion ici à Venise. C’est impressionnant, il est absolument partout ! Le Palais des Doges ne fait pas exception et nous en avons vu beaucoup, plus ou moins gros, plus ou moins beaux. Ils nous ont tous fait penser à notre petite Lionne préférée.

Sortis du Palazzo, nous avons fait l’ascension du Campanile, à quelques pas de là. Soyons transparents, ici, grosse déception. Certes, la vue d’en haut est splendide, mais on a vite fait le tour et nous avons trouvé le prix excessif par rapport à ce que c’est, surtout que nous avons fait mieux de par le passé, lors de nos précédents voyages (on pourrait se demander si on ne devient pas un peu blasé, des fois, mais la suite vous prouvera que non !!). Mais, on est aussi sûrs que nous aurions regretté de ne pas y être montés, et, d’en haut, rien n’est pareil, tout est plus beau !
En descendant, re-tour de San Marco, pour se faire mal aux yeux devant le fameux Café Floran. C’est vrai que c’est joli, mais quand même, est-ce bien raisonnable ? Notre cappuccino, nous l’avons bu quelques rues plus loin et il était tout aussi bon. Dans ce petit troquet qui ne payait pas de mine, nous avons pris le temps d’écrire quelques cartes postales et de discuter, de regarder, d’apprécier. Comme il commençait à tomber quelques gouttes, nous avons vite rejoint l’hôtel numéro 1 pour récupérer les valises et entrer en possession de notre chambre, à l’hôtel 2 (pour ne pas nous embrouiller, on avait le même numéro de chambre, 103…). Comme je l’ai exprimé plus haut, j’avais le secret espoir qu’on nous conduirait de l’un à l’autre en bateau, mais non, tant pis ! Au moins, nous n’avions pas à monter les sacs puisque les employés de l’hôtel avaient déjà fait le nécessaire.
Bon, le propriétaire, la visite guidée, ce n’est pas son truc. Mais il était sympa et son attention de nous prêter un parapluie (grand comme un parasol) était charmante. Notre nouvelle mansarde, c’était bon, tout était dedans. Une pause en attendant une heure décente pour aller dîner et nous sommes ressortis. Nos repaires avaient changé mais nous avons quand même trouvé un endroit correct où nous restaurer, juste à côté du Teatro Municipal (à ne pas confondre avec La Fenice). Je me suis essayée aux calamars frits et Emmanuel, friand de nouvelles aventures, a pris des Carbonara (c’est vrai que ça change, mouarf, mouarf, mouarf !...). Forcément, en rentrant, on s’est un peu perdus. Donc re-re-re San Marco. Ce qui a été dit précédemment étant une nouvelle fois avéré, puisque c’était une nouvelle facette de la Piazza que nous avons remarqué, souligné par le fait qu’en plus, elle était quasiment vide de tous les touristes qui l’envahissent en journée.
Nous aurions aimé trouver un endroit où prendre un petit dessert mais après tout le chemin parcouru aujourd’hui, la fatigue a pris le pas (c’est le cas de le dire) sur la gourmandise et c’est tout naturellement que nous nous sommes retrouvés à l’hôtel (presque sans chercher et, bien sûr, en passant devant le 1er !). La journée du lendemain serait chargée et, malgré le fait que le grand beau soleil avait été hier, nous sentions les couleurs sur notre visage… ce devait être le décalage horaire ! (ok, je suis fatiguée, je me tais maintenant !!).

Secondo Giorno


19/03/2013


Au petit matin, après une bonne nuit de sommeil, nous avons ouvert les yeux, repus de repos à 8:30.
  Un petit tour sous la douche multi-jets et hop, c’est parti. Comme le petit déjeuner de l’hôtel n’était servi qu’à partir de 8:00, nous avons décidé de commencer le gambadage « mis-en-appétito » de très bonne heure. Direction le Rialto. Avant cela, petit arrêt dans un café, pour en boire un serré, bien comme il faut au comptoir. Plus efficace qu’une vitamine C quand il est bien corsé !
  A cette heure matinale, seuls les autochtones, assez peu nombreux, parcourent la ville. On la voit s’éveiller grâce au ramassage méticuleux des ordures, à l’étalage coloré de marchandises fraîches, aux rideaux de fer grinçants qui se lèvent en même temps que le soleil. Parce que, aujourd’hui, pas de pluie, elle n’est pas invitée ! Et la luminosité change, chargée de brume et d’aurore (je suis poète ici, je fais du lyrisme !... si, si !). La vue depuis le pont est magnifique et nous offre de beaux panoramas sur le Grand Canal.
  Après cette petite mise en pied, retour à l’hôtel pour une mise en bouche, et c’est le ventre plein que nous repartons, cette fois-ci, pour la journée. Nous avons fait notre programme, nous voulons RENTABILISER nos vacances et profiter du beau temps au maximum !

  Nous prenons donc la direction de la Fondamente Nuove où se trouve l’embarcadère du Vaporetto 4.1 qui nous conduira sur les îles du Nord.
  La première que nous nous offrons est celle du Cimetero San Michele. Dans ce lieu de recueillement et de calme, nous croisons ceux qui, de bon matin, viennent rendre hommage à leurs morts. Des tombes comme chez nous, il y en a ! Y compris celles de personnalités internationales comme Stravinsky. Certaines sont en très mauvais état, malheureusement. Ici, il y a toutes les nationalités (Italiens, Français, Russes, Grecs,…) et presque toutes les confessions (orthodoxes, catholiques, juifs,…). Ce qui nous interpelle le plus, ce sont de grands murs blancs, divisés en carrés. Sur chacun, un ou deux nom(s) et une fleur, naturelle ou en plastique. Il y a jusque six étages de carrés(des columbariums), ce qui représente une hauteur sacrément impressionnante (2,5 m ou 3 m, à vue de nez…). Pour pouvoir déposer les gerbes aux sommets, il y a des escaliers à roulettes un peu partout qui permettent au gens d’atteindre les caveaux les plus hauts.

Il y a aussi des sortes de bâtiments (des caveaux de grandeurs impressionnantes !), une architecture toute en rondeur et en douceur, qui offre ainsi à chacun et aux lieux un peu d’intimité et de sérénité.

Au bout d’un moment, le macabre de la situation nous accable et nous décidons qu’il est grand temps pour nous de laisser les esprits au repos. Et, comme de fait exprès, en attendant le Vaporetto, nous tombons sur une procession. C’est vraiment bizarre de voir un bateau corbillard, et cela répond à un certain nombre de questions que nous nous posions sur la logistique des enterrements. C’est cependant avec discrétion (no Picture, donc) que nous assistons à ce troublant spectacle.
Nous ne sommes pas mécontents de reprendre l’ACTV pour continuer notre périple. La prochaine île est celle de Murano, célèbre pour son verre (non, non, pas celui qu’on boit !!). A peine débarqués, nous faisons déjà tout notre possible pour aller dans un sens opposé aux autres touristes. On aime bien profiter de ce qu’on voit sans les commentaires (parfois désobligeants) des autres visiteurs. Mais l’île n’est pas bien grande et, avouons-le, c’est aussi parfois sympa de faire comme tout le monde. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés dans une manufacture de verre où nous devions assister à la démonstration d’un « maître ». Nous, on n’avait pas saisi que le maître, ce n’était pas celui qui travaillait comme un forcené (et avec la délicatesse d’un artiste) pour reproduire en verre doré un dromadaire. Nous n’avons compris que lorsque le « maître » est arrivé dans l’atelier, apprêté comme un sou neuf, accompagné de son petit conférencier. Là, en deux-temps/ trois-mouvements, il a soufflé un joli petit vase et il a sculpté un mignon petit cheval en verre. La manifestation n’a duré que sept ou huit minutes en tout et pour tout ! Et lorsque la démonstration a été terminée et que quasiment tous les touristes ont été partis, le maître a tout simplement balancé (et cassé) ce qu’il venait de faire. Et son collègue, l’artiste forcené, continuait de travailler sur son dromadaire ! On a été un peu décontenancés mais ravis d’avoir vu œuvrer des ouvriers du verre (les vrais, ceux cachés derrière le « Maestro » !). 

Après cela, petit café sur le pouce d’un comptoir et hop là, au musée du Verre. Celui-ci retrace l’histoire du Verre à Murano et nous fait profiter de pièces très belles, certaines ne datant pas d’hier (ni d’avant-hier d’ailleurs !). On y apprend aussi que la spécificité du verre ici réside dans le sable qui est utilisé et les autres matières qui lui donnent sa texture si extraordinaire.

Après cela, nous avons bien évidemment visité des lieux Saints (Basilica Dei Santi Maria e Donato, puis Chiesa di San Petro Martire) qui nous ont plongés une fois de plus dans la piété de Venise, alors que la République d’antan avait pourtant décrété la séparation de l’Église et de l’État il y a bien longtemps ! Nous avons finalement rejoint le Faro et admiré les sculptures en verre qui ornent la berge (ainsi que les bateaux Findus) avant de remonter dans le Vaporetto qui nous a conduits à l’île suivante, la fameuse Burano.

Ici, pas besoin de régler l’appareil photo sur Vivid. Pour peu qu’il y ait un rayon de soleil, les couleurs et les lumières sont effarantes ! L’île est assez petite donc il est difficile de sortir des sentiers battus mais là, il y avait urgence MIAM, alors on a suivi le flot des touristes. Ne tenant pas compte des idées reçues et des commentaires sur la bonne bouffe italienne, nous avons décidé de tester, pour vous, en exclusivité, le fast-food local. Ici, pas de hamburger ou de hot-dog, mais des grandes, très grandes parts de pizza. Alors OK, on a accompagné ça de frites (patatines) et arrosé le tout de Coca (zéro) mais quand même, on a trouvé le concept très sympa (rapide, pas cher, bon… que demander de plus ?!). Le bedon rempli, nous avons continué la visite et cette fois-ci, il nous a été plus aisé d’éviter les autres touristes qui mangeaient, eux ! Nous nous sommes enfoncés dans des petites rues sinueuses, avons longé la côte, pris le soleil (2min25 !) au bord de l’eau et avons ensuite rejoint le musée de la Dentelle. Ce dernier se visite assez rapidement (surtout aux heures de repas) et nous remplit d’humilité face à la délicatesse et à la précision de ce travail de titan. On aime ou on n’aime pas le résultat mais on ne peut pas être insensible à ces ouvrages impressionnants de minutie et demandant tant de patience (donc pas du tout pour moi, hihihi !!!). Un contraste assez sympa, c’est celui qui oppose les photos des écoles de la dentelle du début du XXème siècle, où figurent exclusivement des jeunes – voire très jeunes – filles, et les dentelières actuelles qui sont de vieilles – très vieilles dames (mais très gentilles et avec des yeux et des lunettes de lynx !).
En sortant de là, nous nous sommes laissés tentés par une délicieuse Gelatti et nous avons continué notre marathon d’escargots (parce que beaucoup de kilomètres parcourus très lentement, histoire de tout bien voir !!). Nous avons suivi des canaux déserts, ne nous laissant guider que par les couleurs des maisons. Nous avons appris les origines de ces peintures mais, comme les avis divergent sur ce sujet, non ne dévoilera rien ! Tout ce qu’on peut dire, c’est que les résidents sont tenus de faire repeindre leurs demeures tous les ans en respectant la couleur d’origine sous peine d’amende ! 

Arrivés au bout de l’île, nous avons fait demi-tour dans l’espoir de pouvoir visiter la Chiesa San Martiro Vescovo mais il n’était pas encore 15hrs alors nous avons trouvé portes closes (l’apéro ne devait pas encore être terminé pour les moines !). Qu’à cela ne tienne, on continue ! Et c’est ainsi que nous avons traversé un joli pont de bois (qui tenait très bien) reliant Burano à la petite Mazzorbo. C’est un peu une île dortoir. C’est très très très très très calme et tout autant coloré que sa grande sœur voisine. Nous en avons fait le tour entier et, à mi-chemin (ou à l’extrémité de la pointe, ce qui revient au même), nous sommes tombés sur une toute petite église (encore une) qui était ma foi bien charmante. Là, nous avons pu prendre l’autre rive de Mazzorbo et trouver le cimetière des îles du nord qui n’a, à vrai dire, rien à envier à celui de San Michele, visité le matin même. Par contre, il y reste davantage de concessions vides et on a eu la sensation qu’il y avait beaucoup plus de « petits carrés blancs »… peut-être était-ce du au fait que le lieu était vraisemblablement plus petit.
Le tour fait, nous avons retrouvé l’île de Burano pour y reprendre la Vaporetto direction la Sérénissime, avec les mêmes touristes que le matin. Bon, pendant le trajet, quelques rigolades lorsque j’ai sorti une série d’âneries plus grosses que moi, comme confondre une île avec une autre (on a failli descendre à Murano, on aurait été bien embêtés pour la nuit !) et j’ai aussi expliqué par A+B à Emmanuel que j’en avais marre d’être entourée de Français tout le temps. Je vous laisse deviner la nationalité des personnes qui nous entouraient. Bref, ça nous a fait rire et ça a fait passer le temps… 

Quand nous sommes finalement arrivés à Venise par la Fondamente Nuove, nous avons eu beaucoup de chance car la lumière du soleil couchant nous accompagnait. Via des détours et des crochets, nous avons rejoint la place San Marco en repassant par le Pont des Soupirs en consorts. Les photos seront absolument superbes ! Et il vrai que dès que l’heure – et la météo – change(nt), on a vraiment l’impression de redécouvrir des choses et des lieux que nous avions pourtant déjà vus plusieurs fois ! Nous avons donc pris un peu de temps pour parcourir la grande place (cette fois-ci les pieds au sec) et changer de perspective.


L’heure tournant, nous nous sommes décidés à aller dîner. Comme nous avions fait ceux de Vegas et de New-York, nous avons marqué d’une croix le Hard Rock Café de la cité des Doges. Valeur sûre et validée à de nombreuses reprises :
        Cadre ok,
Musique ok,
Service ok,
Miam ok,
Prix ok…

Restaurés, rassasiés, nous avons éliminé en retournant au Rialto, de nuit cette fois. Nous terminions  par là où avait commencé la journée. Le retour à l’hôtel ne s’est pas fait par le chemin le plus court et le plus rapide mais nous étions tout de même de retour à piazza avant 22:00. Il ne nous aura pas fallu longtemps pour trouver le bouton dodo !...

~        Rialto
~        Petit Déjeuner
~        Fondamente Nuove
~        Cimetero San Michele
~        Murano : Manufacture de Verre, Musée du verre, Santa Maria e Donato, San Pietro Martire, Faro,…
~        Burano : Miam, en entier, Museo del Merletto, Gelatti
~        Mazzorbo : Tour entier de l’île, Eglise Santa Catarina, Cimetière
~        Fondamente Nuove : San Francesco de la Vigna, Arsenal et musée, Riva jolie avec belles lumières, San Marco
~        Hard-Rock Café à Rialto à dodo…

Primo Giorno !


18-03-2013

Ah la la, qu’est-ce qu’il pique ce réveil à 4:30 du matin ! Il faut dire aussi que j’ai réservé un vol à 7:00, en partance de Paris Orly, et qu’il faut y être au minimum une heure avant pour l’enregistrement. Enfin, 7:00, c’est l’horaire que j’avais communiqué, pour être sûre de ne pas arriver en retard pour un départ réel à 7:20 !
Voyager avec Easy Jet, c’est assez simple, à partir du moment où en rentre dans le cadre très strict du sac unique ; le seul point négatif de ce trajet Paris-Venise, c’est que nous n’étions pas assis côte à côte dans l’Airbus A 320. Mais comme nous nous apprêtions à passer une semaine ensemble, 24/7, on a pu supporter aisément ce petit « temps calme ». Quelques turbulences au dessus des Alpes et un tympan qui menace d’exploser plus tard, nous arrivâmes enfin à l’aéroport de Venise Marco Polo. 
Là ont réellement commencé nos aventures, de manière presque immédiate puisque nous devions savoir où retirer nos cartes de transports en commun (pour pouvoir rejoindre le centre de la cité et nous y déplacer sans contrainte toute la semaine), précédemment achetées sur Internet. Du stand ACTV (la RATP locale, version fluviale) à celui de l’Office du Tourisme, nous avons été baladés pendant un bon bout de temps avant de nous retrouver un peu par hasard devant une machine et un gros Monsieur qui nous a édité nos billets en deux temps-trois mouvements, avant de nous indiquer le bon bus. Et c’est donc par la route que nous avons, en premier lieu, découvert Venise.
            Bon, là, je fais une petite pause pour apporter une précision. En fait, une seule de nous deux découvre pour la première fois la cité Vénitienne. Mais comme il s’agit ici d’un voyage en amoureux, on fait table rase du passé et on fait comme si nous étions tous les deux vierges de la Sérénissime. Je reprends…
           
            Le bus, donc. Sous la pluie. Après ça, premier voyage en Vaporetto depuis la Gare Routière, Piazzale Roma, jusqu’à la place San Marco. Sous la pluie  Arrivée sur la place, déambulation et premiers émerveillements, en recherche de notre hôtel (bien caché). Sous la pluie ; dépôt des bagages, prise de la chambre, retour dans la rue pour trouver où déjeuner. Sous la pluie.
Bien évidemment, comme tous les touristes, nous sommes allés de suite à San Marco et nous avons marché dans l’eau montante de la Aqua Alta. Et comme tous les touristes, nous avons pris la rue des restaurants pour rentrer dans celui qui nous semblait le plus joli, sans même regarder la carte. Et comme tous les touristes, on a eu notre premier repas « piège à touristes ». MAIS, le cadre était sympathique, les Spaghetti Carbonara assez bonnes (fameuses même, d’après Manu le spécialiste) et le café… italien donc divin !

            Après ce bon repas, nous sommes ressortis Sous la pluie, avons repris le chemin de la place San Marco, mais nous n’avons pas pu la traverser pour cause d’inondation. Ce qui, juste avant d'aller manger, n’était qu’une petite flaque, s'est transformé en un véritable lac ! C’était somme toute assez rigolo, car il fallait prendre les passerelles, comme des petits ponts montés en quatrième vitesse (et avec une efficacité remarquable) par les agents municipaux.
Notre destination : le Musée Correr. Après avoir l’acquisition de nos Venice Card (la carte des touristes) et avoir perdu un peu de temps pour déposer les sacs à dos au vestiaire, nous avons papoté avec un guichetier polyglotte extraordinaire et avons ensuite commencé la visite de ce très joli Palazzo qui retrace l’Histoire de Venise avec une attention particulière pour Sissi, Impératrice, qui y a vécu quelques temps lorsque la Cité des Doges était sous dépendance autrichienne.

            Lorsque nous sommes sortis du Correr, miracle, il ne pleuvait plus. Mais nous n’avons quand même pas pu traverser la place car l’eau n’avait pas descendu. Comme nous nous étions déjà bien mouillés les pieds en venant, on a décidé de ne pas retenter l’aventure et de prendre un autre itinéraire. Et là, on a bien profité ! Finis les circuits touristiques, nous nous sommes laissés portés par nos pieds mouillés, ne regardant la carte que lorsque nous étions VRAIMENT paumés. Nous avons dû piétiner à travers tout le quartier San Marco. Le pont du Rialto, le Pallazzo Grassi, le Pont des Soupirs, les Chiesas, les Cortos, les Calles, les Campos, les Pontes,…malgré le temps humide (qui a mérité l’acquisition d’un bonnet, quand même !) et la fatigue qui commençait sérieusement à se faire sentir, nous avons fait ce que chaque touriste devrait faire à Venise : se perdre pour mieux se retrouver. Regarder en l’air et pas seulement ses pieds, repasser plusieurs fois au même endroit, ne serait-ce que pour apprécier les changements de couleurs… et surtout s’éloigner, s’éloigner le plus possible des Chinois, des Japonais, des Allemands, des Américains et surtout des Français pour découvrir ce que les guides touristiques ne décrivent pas assez…

            A 18:30, n’y tenant plus, un petit dîner rapide dans un petit endroit bien sympa où nous avons encore dégusté des spécialités (bon, des Carbos pour Manu, pour ne pas changer !) et au dodo. Nous avons retrouvé nos pénates à à peine 20:00, pleins de fatigue (malgré tous les cafés de la journée). Un petit tour sur Internet, un rapide coup de téléphone à St Thibault et Rompish ! Même les Italiens bavards de la chambre mitoyenne n’ont pas réussi à nous tenir en éveil !...


~        San Marco/ Musée Correr
                 Café Floran
~        Rialto/ Santa Maria Formosa
~        San Stefano (la tour penchée, bourrée comme on sait qui…)
~        Palazzo Fortuny/ Palazzo Grassi (« ah non, ce n’est pas possible, ce n’est pas par là, je ne l’ai pas vu !... »)
~        Ponte Dell’Accadamia
~        Teatro Fenice
~        …

vendredi 15 avril 2011

Londres > DAY 3 : LAST BUT NOT LEAST

Il est 18:00 et notre séjour à Londres touche à sa fin, après une journée encore bien chargée, même si nous avons certainement parcouru moins de miles que les deux jours précédents.

Après un réveil encore une fois très matinal, nous nous sommes dépêchés d’aller déjeuner pour quitter la chambre d’hôtel une bonne fois pour toute. Même si la liste des côtés positifs est longue, il y avait aussi quelques petits aspects, comment dire, ennuyeux au Shakespeare Hotel. A commencer par la hauteur, sans ascenseur. Arg! toutes ces marches, on les a bien senties passer à chaque fois. Conséquence de cette « altitude », c’est également l’arrivée d’eau. Elle aussi fatigue en montant, et arrive au compte-gouttes à la pomme de douche ; pas facile pour se laver la tête ! Mais comme on dit, c’est le charme du folklore. Ah ! un autre point noir, les ressorts des matelas, qui se sentaient bien dans le dos ! M’enfin, que tout le monde se rassure, notre état de fatigue était tel que ça ne nous a pas dérangés bien longtemps.

Bref, revenons-en à notre programme de la journée. Après un bon petit déj’, donc, nous sommes partis en métro jusque Baker Street car nous avions nos tickets pour visiter le musée de Mme Tussaud. Nous étions passés plusieurs fois devant, notamment à Los Angeles et à New-York mais nous n’y avions jamais mis les pieds. Il était temps d’y remédier ! et là, en plus, c’est le tout premier du genre, avant même le Musée Grévin de Paris. Il y a d’ailleurs une espèce de culte autour de ce personnage mais ce qui est bien, c’est que sa nationalité n’est jamais niée; car oui, elle était bien française, contemporaine de Marie-Antoinette dont elle a réalisé le masque de cire après le passage à la guillotine avant de fuir pour la Grande-Bretagne lors de la Révolution. Donc, de ce gagne-pain quelque peu macabre, elle a fait une attraction et cela perdure !

Grâce à cet héritage, nous avons pu prendre poser avec (en vrac) : Georges Clooney, les Beatles, Johnny Wilkinson (pour les amateurs de rugby), Barack Obama, Gandhi… on a pu botter le derrière de notre nabot de la république et frissonner dans les bras de Hitchcock. Lors de la visite, nous avons été dans une sorte de maison des horreurs mais là, j’avoue ne pas avoir vu grand-chose, toute préoccupée que j’étais à guetter les acteurs qui étaient là pour nous faire peur dans le noir presque complet. On a quand même pu passer sous la guillotine et voir Marat dans sa baignoire, en plus de nouveaux instruments de tortures… brrrr….

Bien heureusement, cette fois, ces mauvaises nourritures d’impression n’ont pas duré trop longtemps et ont laissé place à un super circuit sur la ville de Londres, retraçant son histoire depuis la peste et le grand incendie qui la ravagea en 1666 jusqu’à l’après guerre.

Après ce petit détour dans le passé, retour vers le futur avec une petite projection en 4D d’un film sur les personnages Marvel. Hulk, Spiderman, Iron Man et autres consorts devaient sauver la capitale britannique d’un vilain méchant ! Divertissant…

Au bout de deux heures, nous avions fait le tour et nous sortions du musée, ravis de cette expérience. Nous voulions rejoindre le musée Sherlock Holme au 221b Baker Street mais nous n’avons pas voulu y entrer, de peur de manquer de temps pour le reste de la journée. Nous avons tout de même pris quelques instants pour faire le tour du Beatles Store, juste à côté.

Allez, allez, on ne perd pas de temps, il faut rentabiliser le peu de temps qu’il nous reste. Pour répondre à une envie, nous nous sommes rendus à Harrod’s, le grand magasin par excellence. Ici, le principe a beau être le même qu’aux Galeries Lafayette, cela s’apparente davantage à un musée, surtout au rez-de-chaussé ! Toutes les salles sont décorées et aménagées en fonction des produits qui y sont vendus. On peut s’arrêter sur un comptoir pour manger une pizza ou un plat de sushi sur le pouce, au milieu des gens qui font leurs courses. C’est vraiment magnifique mais aussi très impressionnant.

En montant dans les étages, que de surprises nous attendent ! notamment au quatrième, où des rayonnages entiers sont dédiés aux animaux de compagnie en général et aux chiens en particuliers. On peut même acheter un chihuahua ou un yorkshire et il y a un SPA rien que pour eux, et des accessoires qui coûtent presque aussi cher qu’une maison à Chaunay ! devant tant d’exubérance, nous continuons notre chemin en descendant les étages qui nous offrent un à un leurs lots de surprises et d’émerveillements.

Après 2 heures de piétinement dans ce centre du shopping, nous avions faim ! Tout ce que proposait le magasin étant hors de prix et hors de question, nous avons cherché un petit coin sympa pour nous remplir la panse. Malheureusement, en longeant Hyde Park, ce ne sont pas des restaurants que nous avons trouvés, mais des manifestants, juste devant l’ambassade de France. Comme le dit Emmanuel, même à l’étranger ça grogne contre nous !

Bref, en désespoir de cause (on avait toujours faim), nous avons repris le métro en direction de King’s Cross et Saint Pancrass, les deux grandes gares de Londres. Dans la première, nous sommes même tombés sur le Quai 9 ¾ qu’il faut prendre pour aller à Poudlard (pour les aficionados de la saga Harry Potter). Et nous avons enfin trouvé à manger, dans un Burger King. D’aucuns diraient que ce n’est pas terrible mais pour nous, c’était parfait de simplicité et surtout très copieux !

- Bon, on fait quoi maintenant ?

- Je sais pas, je suis fatigué(e)…

- Et si on rentrait à Paddington ?

- Ok, mais pas en métro alors, prenons le bus !

Alors nous sommes montés dans les fameux bus à Impériale du Royaume Angleterre, et à l’étage pour ne rien perdre de la vue. Un petit changement imprévu à Baker Street ne nous impressionne pas vraiment (il y en a qui ont l’habitude des transports en commun), on a le temps de toute façon. On continue donc jusque Paddington pour récupérer le sac à l’hôtel et prendre un dernier café au Lite Bite…

Après avoir fait un dernier tour dans quelques boutiques de souvenirs, on se décide à prendre le métro pour rejoindre Heathrow. La fatigue aidant, le trajet nous a paru super long mais à 17:00, nous étions rendus à l’aéroport. Le vol n’étant qu’à 20 :10, nous avons pris notre temps en appréciant le fait que le ciel se couvrait et qu’il allait pleuvoir le lendemain sur Londres alors que nous avions eu temps magnifique tout au long de notre séjour !

Heureusement que nous étions arrivés en avance quand même car nous avons rencontrés quelques difficultés au contrôle des bagages. Il a fallu attendre qu’un agent de sécurité vide complètement notre sac, pièce par pièce et le re-remplisse avec la même attention…. Et tout ça à cause d’un tube de dentifrice suédois qui n’était pas emballé convenablement ! Ah j’vous jure ! Franchement !?

Pour nous remettre de nos émotions, nous avions bien mérité notre barre de Toblerone géante… une chacun, il faut au moins ça !

L’avion prend du retard au décollage (encore) et une vilaine dame a pris notre place près du hublot mais on respire profondément et on reste zen (j’entends encore Manu me le répéter encore et encore), nous allons retrouver notre bébé jolie.

En tout cas, nous avons vraiment passé un super week-end dans cette capitale britannique et nous pensons déjà au prochain voyage européen !



Londres > DAY 2 : KEEP WALKING



Oh mes amis, quelle journée ! Il est 20:50 et nous sommes sur les rotules (enfin, moi je suis sur les rotules et Manu sur autre chose car il s’est fait super mal au genou !).

Réglés comme des horloges Suisses, nous avons ouvert les yeux à 7:30, heure Française ! Il était donc 6:30 ici à Londres ! Nous avons traîné un peu au lit avant de nous préparer à cette grande journée.

Après un petit déjeuner bien copieux à l’hôtel (ça nous change encore des Etats-Unis !), nous avons mis les rails pour le quartier de Baker Street. Nous avions envie de faire un peu de repérage pour demain et d’aller faire un tour au Farmers’ Market. Bah euh… nous, on est venus mais les fermiers, eux, non ! Nous nous attendions à voir beaucoup de marchands mais à priori, ici, 9:00 pour un marché, c’est encore trop tôt ! Tant pis.

Arrêt café puis nous avons continué vers Cavendish Square pour voir de nos yeux l’école nationale des nurses. Nous pensions pouvoir en ramener une à la maison pour Gabrielle mais non : les nurses ici ne sont pas des nounous mais des infirmières. Qu’importe, ce que nous avons vu nous a plus et nous en avons profité pour entrer dans de belles églises qui se laissent visiter lorsqu’il n’y a pas d’office en cours (ça, par contre, ça commence tôt !).

C’est dans l’une d’entre elles que nous sommes entrés ce matin à 9:15, All Souls Church et il a fallu lourdement insister pour qu’on nous laisse en sortir ! Tant bien que mal, nous avons réussi à nous échapper pour continuer notre périple.

Nos pieds (pas encore douloureux), nous ont menés dans de charmantes rues en direction et au travers de Soho. Le routard ne nous a pas menti, c’est mignon comme tout et très « fashion ». Mais comme le dit Emmanuel, pour peu qu’on regarde autre chose que les vitrines des boutiques, on peut voir de très belles curiosités architecturales et autres. Nous avons encore bien mitraillé de photos, d’autant plus que nous n’avons pas lésiné sur les détours pour traverser de plaisants « courts ». Au fil de nos pas, nous sommes arrivés à Carnaby Street, chère aux Beatles. C’est vraiment super joli, un peu à part du reste. Certes, c’est encore une fois beaucoup de boutiques de vêtements mais aussi de beaux bâtiments et une belle lumière. Et à cette heure là, un dimanche matin, la célèbre rue nous appartenait, vu qu’il n’y avait personne d’autre que nous.

Après avoir quitté ce petit havre de paix, nous nous sommes lancés à la recherche de Marble Arch mais, comme la satanée fontaine de New-York, nous ne l’avons jamais trouvée. Sauf que cette fois, ce n’est pas que ça n’existe pas, juste que nous n’étions pas du tout dans le bon quartier. Dans le genre pas doués… Allez, c’est pas grave, on se « vengera » sur autre chose. Pour le moment, nous avons un objectif à remplir, ne perdons pas de temps !

Nous retournons pour la deuxième fois de notre séjour à Picadilly Circus, en vue de rejoindre Covent Garden (encore aussi !). Sauf que ce matin, ici comme ailleurs, il n’y a pas grand monde et il est fort agréable de vagabonder dans ces rues qui ne comptent que peu de piétons. Du coup, pour me permettre de revoir certains endroits de ma première fois à Londres, nous faisons encore des détours qui nous conduisent tout droit vers le petit Chinatown local. Certes, ce n’est pas celui de San Francisco mais c’est très dépaysant « as well » (le temps d’une rue) avec idéogrammes et canards laqués qui pendent dans les vitrines des restaurants ! On s’offre même de rentrer dans une des nombreuses échoppes pour quelques emplettes.

Encore un petit arrêt café bien mérité (si, si !) dans un petit troquet super sympa dont la décoration a pour thème le théâtre et nous voilà arrivés à Neal Street pour remplir la mission du jour. Sauf que là, il est encore tôt et il nous est impossible de l’honorer avant 11:00. Alors nous nous dirigeons vers un autre point d’intêret, le British Museum. C’est impressionnant de grandeur ! De là où on est, on a une vue imprenable sur l’immense bâtiment, et sur tous les magasins de souvenirs qui l’entourent ! Tant que nous sommes là, autant en profiter, n’est-ce pas ? Une fois ces quelques achats effectués, nous nous recentrons sur notre « target » de Neal Street, à savoir la boutique Dr. Marteens ! Bah oui ! Presque un mois que mes étrennes d’anniversaires sont bien au chaud et attendent patiemment d’être dépensées ici ! Nous faisons donc le tour pour trouver LA paire de chaussures qui fera mon bonheur :

- Celles-là ? ou bien celles-ci ?

- Oh, mais ce ne sera pas facile à entretenir !

- Celles-là sont superbes mais pas faciles à porter…

J’ai finalement opté pour de la simplicité originale, version haute… et c’est la joie au cœur et les doc aux pieds que je suis sortie du magasin en direction de Covent Garden.

Malheureusement, les rues étaient de nouveaux pleines à cette heure, et pas qu’un peu ! Nous avons vite fait le tour des halles, une nouvelle fois, et avons quitté les touristes pour la tranquillité des rues plus isolées. Nous avons atteint les bords de la Tamise pour nous lancer dans une nouvelle quête : Temple Church, celle du Da Vinci Code. Mais là encore, nous avons fait chou blanc. Décidément ! Bon, on continue, on a décidé de ne pas se laisser abattre, non mais !

Alors que nous prenions la route pour notre prochaine étape, nous avons tout de même estimé qu’il était grand temps pour nous de MANGER. Pour satisfaire nos estomacs affamés (et les remplir), nous nous sommes arrêtés dans un Apostophe, juste en face du Royal Court of Justice. Celui-là même que l’on voit dans Bridget Jones (il en fallait bien une, de référence cinématographique !) Au menu, ce ne fût certes que des sandwichs, mais ils étaient fameux et nous ont bien calés pour la suite.

Repus et revigorés, nous avons rejoint Saint Paul’s Cathedral dont nous n’avons pu visiter que quelques parties et sans prendre de photos, s’il vous plaît ! Nous étions un peu déçus mais bon, il y avait une messe, ce n’était pas si grave après tout. On continue, on continue…

La City nous tendait les bras avec toutes ses banques et ses grands buildings qui dénotaient complètement avec ce que nous avions vu jusque maintenant. C’est très moderne… voire un peu trop. Mais un peu de changement, ça ne fait pas de mal, de temps en temps. Nous avons cherché à atteindre un drôle de bâtiment en forme d’œuf Kinder en verre. Encore des dédales de petites rues étroites mais aussi un magnifique passage tout rouge, très grand et très vide où nous avons pu goûter un peu de fraîcheur et faire les imbéciles pour quelques photos. Bon, je ne me souviens plus du nom de ce « court » mais ça reviendra, en voyant les clichés que nous y avons fait !

Nous avions dans l’idée de rejoindre la célèbre Tower of London qui, en fait de tour, est un véritable château-fort où ont d’ailleurs résidé les souverains avant de migrer vers Buckingham et qui est siège de nombreuses légendes. Après âpres discussions, nous avons fait l’acquisition de nos billets et sommes partis à la conquête de cette curiosité médiévale. Nous avons vu de superbes choses comme les joyaux de la couronne (toujours « no photo ») mais avons aussi visité des salles particulièrement « brrr » comme la salle de tortures (avec maquettes des outils de supplices) et la prison. Nous avons également croisé les gardes de la Reine, tout de rouge et de noir vêtus, qui bougent quand même un peu et visité l'artillerie royale (c’est comme ça qu’on dit ?).

A vrai dire, à la fin de cette visite, nous commencions à fatiguer sérieusement. Alors, pour nous donner du courage, un petit coup de fil en France pour nous assurer que notre chère Gabrielle allait bien. Elle s’en sort parfaitement sans nous, et les grands-parents ne sont pas pressés de nous voir revenir. Il ne nous en fallait pas plus pour recharger nos batteries (mais nous avons quand même bien expliqué à Pépi et Mémie que si, si, nous allions la récupérer).

Nous nous sommes donc lancés à l’assaut du Tower Bridge. Au milieu de celui-ci, nous avons contemplé la ville en constatant, très fièrement, que nous avions bien gambadé !

Une fois sur l’autre rive, nous avons longé les quais en faisant parfois de petits crochets, souvent des arrêts photos. Notamment au niveau du HMS Belfast qui est un des premiers navires ayant bombardé les côtes Normandes lors de la seconde guerre mondiale et qui est maintenant amarré sur la Tamise, en plein Londres. En parlant de bateau, nous avons également croisé une réplique d’un… quoi… un galion ? du roi Francis, échoué au milieu d’un quai.

Il faut dire que nous étions dans une partie très vieille de la ville, où avait évolué, entre autres, ce cher Shakespeare. C’est dans ce charmant quartier que nous avons d’ailleurs pu voir le Globe Theatre, qui a été la propriété du célèbre auteur de « Roméo & Juliette ».

Quelques pas plus loin, au niveau de la Tate Gallery, nous avons emprunté le Millenium Bridge afin de retrouver la cathédrale Saint Paul que nous avions déjà visitée plus tôt dans la journée.

Nous souhaitions vivement tester les bus rouge à impériale Londonien. C’est fait. Nous n’avons pas parcouru une longue distance à son bord mais nos pieds refusaient de faire un pas de plus.

Ah zut, j’ai oublié un passage dans l’épisode de La City ! et pas des moindres en plus !

Au milieu des buildings et des banques, il y avait un petit hall commercial, pas du tout du même genre que le « court » rouge décrit plus tôt… là, les maîtres mots semblaient plutôt être « modernité » et « verre ». C’est ici, dans cette galerie, que nous avons trouvé mon deuxième cadeau d’anniversaire de la journée : un super collier Swarovski. Autant dire qu’avec ce bijou au cou et mes chaussures, je brillais des pieds à la tête (bah oui, j’avais les cheveux propres aussi, hihihi !)

Bon, reprenons où nous en étions arrêtés avant cet intermède « shopping ». Le bus nous a déposés à Charing Cross d’où nous avons rejoint Trafalgar Square pour finir, une fois encore à Picadilly (décidément !). Nous étions à ce moment là si fatigués que malgré une recherche assidue, nous n’avons pas réussi à nous mettre d’accord sur le choix du lieu du dîner. Qu’à cela ne tienne, nous avons finalement opté pour la simplicité, à savoir retourner à Paddington et manger à proximité de l’hôtel (et de notre lit !). Une assiette de pâtes a largement fait l’affaire et nous avons tout de même tenu à goûter à l’un de ces desserts typiquement anglais. Enfin, seul l’une d’entre nous s’y est accroché, avec une pâtisserie roulée très « dense » aux raisins secs et à la cannelle, au nom imprononçable (et inécrivable), l’autre partie de nous ne voulant pas se risquer à de nouvelles expériences culinaires (je vous laisse deviner qui est qui !).

Quand nous sommes arrivés au Shakespeare Hotel, nous savions que ses 63 marches (sans compter celles du perron) allaient être terribles à gravir mais, maintenant que nous sommes en haut, dans notre chambre, dans notre lit, notre nouveau combat consiste à garder les yeux ouverts. Allez, pour cette fois, on peut se permettre de capituler !


Londres > DAY 1 : DISCOVERY


Ouh la, la, on peut dire que la nuit fut courte, très courte !
Arrivés à St Thibault hier soir, vers 23:00, il a été dur de se lever ce matin à 6:45. Mais nous étions motivés car nous l’attendions depuis longtemps, ce week-end en amoureux !
C’est donc le sourire mais le cœur un peu lourd que nous avons laissé notre chère Gabrielle à ses grands-parents maternels pour nous envoler vers Londres.
Nous vous passons les formalités à l’aéroport mais sachez que nous avons quand même bien failli louper notre avion malgré l’heure et demie d’avance que nous avions (merci l’administration française et le manque d’effectif au passage de la douane !).
Le vol, ça nous a changé de celui pour les Etats-Unis. Certes, nous n’avions pas plus de place, mais à peine « en haut », nous avions déjà amorcé la descente. Quarante minutes dans le ciel, autant pour sortir de l’avion et hop, nous étions rendus à destination !
Première étape, repérer l’hôtel. Le bien nommé Shakespeare Hotel se trouve dans le quartier de Paddington et donne sur un de ces si jolis squares que nous trouvons ici. Comme la chambre n’était pas encore libérée, nous avons laissé notre bagage à la consigne et sommes partis manger un bon gros morceau de viande.
A 14:08, nous avions pris possession de nos pénates, vidé les sacs à dos du superflu et c’était enfin parti pour la découverte de cette mystérieuse ville.
Le métro londonien (qui, on le sait, est le plus vieux d’Europe et donc très bruyant, très chaud mais pas très propre), nous a déposés à Picadilly Circus. La célèbre place était bondée et en travaux, nous ne nous sommes donc pas attardés et avons vite rejoint Trafalgar Square. Toujours la même foule et le même soleil cuisant mais ont s’est laissés impressionner par les statuts géantes à côté desquelles on se sentait tout petits riquiquis…
Nous sommes ensuite entrés dans Saint James Park en passant par les Écuries Royales (s’il vous plaît) qui, à défaut de nous avoir laissé monter les chevaux de Sa Majesté, nous en ont fait sentir les odeurs !
Il y avait beaucoup de monde mais cela n’a pas eu l’air de déranger les écureuils qui ne se faisaient pas prier pour venir manger cacahuètes et pop-corn à même la main des touristes !
Petit passage obligé à Buckingham Palace mais, Élisabeth n’étant pas là, nous ne nous sommes pas arrêtés pour le café et, comme à nos habitudes, nous sommes enfin sortis des sentiers touristiques pour rejoindre Westminter.
Nous sommes passés par la Chapelle, puis la Cathédrale, toujours en empruntant des rues désertes aux noms imprononçables. Mais cela nous a permis de contempler Saint Vincent Park et son école d’horticulture ; ainsi qu'un refuge de l’église évangéliste baptisé « Emmanuel’s Centre »… Après avoir parcouru quelques miles, nous avons enfin atteint la célèbre Abbaye et, comme nous sommes curieux, nous avons pu en visiter le Cloître. Magnifique et tellement calme !
Et du calme, nous en aurions besoin, parce qu’à partir de là, nous sommes redevenus des touristes, des vrais ! Big Ben, Westminster Bridge, London Eye… et tout ce qui les entoure… en pleine heure de pointe ! Ah ça, ça nous change de Chaunay, pour sûr ! Après un échange de SMS pour nous assurer que notre Bébé Jolie allait bien, nous avions du baume au cœur et un re-plein d’énergie. Allez hop, c’est parti pour Covent Garden.
Heu, comment dire… tout le monde a eu la même idée que nous ! On reviendra demain, parce que là, on peut difficilement mettre un pied devant l’autre avec tout ce peuple. Mais l’ambiance reste bon enfant. Les Anglais (et les autres) pratiquent le buvage de bière en terrasse avec une certaine dextérité et toujours le sourire.
Après ce bain de foule, nous avions bien mérité un peu de quiétude mais, pour la trouver, nous avons dû traverser encore quelques épreuves : Leceister Square et Picadilly en pleine heure de « pinte » en sont réellement, des épreuves, pour des Chaunaysiens fatigués ! Mais ça fait du bien un peu de monde aussi ! Bref : retour à la case métro (en passant par un sous-sol abritant un « battle » de danse hip-hop, très original !) pour rejoindre le quartier de l’hôtel.
A vrai dire, nous avions très envie de nous rapprocher le plus possible de notre lit ! Mais nous avons tenu encore un peu, le temps d’aller dîner au Burger King « around the Corner », de faire quelques achats (oh, le joli cahier souvenir !!), d’aller sur Internet pour récupérer quelques adresses INDISPENSABLES à la journée du lendemain et de boire un dernier café en terrasse en décidant du programme et de l’itinéraire de la journée à venir.
Comme les billets pour le musée de Mme Tussaud (achetés en début d’après-midi à l’office du tourisme sur Trafalgar, très grand et avec du personnel très accueillant) n’étaient valables que le lundi, nous avions toute la liberté d’aller où nos cœurs, nos envies, nos yeux et nos pieds nous porteront. Pour l’heure, nous allons enfin rejoindre Morphée au pays des rêves et, avec quatre lits dans la chambre, on a de quoi le recevoir !!


mercredi 23 septembre 2009

DAY 14 : DEPARTURE... SNIFF


Ce message a été rédigé depuis l'aéroport, dimanche après midi... nous ne le publions que maintenant car le départ des USA a été très nostalgique pour nous et aussi parce que concrètement, on a pas arrêté depuis notre retour... Enjoy the last words... Nous allons désormais tenir le blog de notre quotidien, moins sexy mais qui sait... Love everybody !!!



Ce matin, pas de réveil non plus... ça a du être la plus grasse des matinées que nous avons eu ici, aux États-Unis. Nous avons ouvert les mirettes à 9h30, le luxe ! En même temps, impossible de fermer l'œil avant 2:00 hier soir, donc ceci explique cela !
Le programme de la matinée est relativement chargé car nous devons rendre la chambre avant 12:00 et nous devons refaire tous les bagages. En fin de compte, nous étions partis de Paris avec une valise et un bagage cabine et nous repartons de NYC avec le double, littéralement ! Il ne nous en faudrait pas plus, comme nous le confirmera la balance de l'aéroport.

Nous avons fait un vrai bon petit déjeuner pour ce dernier matin ici ! On va pas se laisser mourir de faim car nous sommes tristounets quand même !! Après avoir rendu les clés (enfin, la carte), nous avons fait le tour des rues aux alentours de l'hôtel pour magasiner un petit peu et faire les dernières photos (sortez les violons...) Nous ne nous sommes pas trop éloignés, n'ayant pas de montres et étant quand même bien crevés. Nous sommes tout de même retournés sur Times Sq, toujours aussi impressionnant, même un dimanche. Ici, à partir de 11:00, on dirait un jour comme les autres, mis à part que les vendeurs/ serveurs sont un tout petit peu plus long qu'à l'accoutumée.

Au détour d'une rue, nous tombons nez à nez avec un défilé mexicain (OK, il y en a une qui a cru que c'était des Italiens, le drapeau est quasiment le même !). On a osé demander à un vendeur de drapeaux quelle était l'occasion de ce rassemblement. Il nous a répondu : "don't know"... Bizarre pour quelqu'un qui vient faire son business ici, avec des emblèmes mexicains mais bon, on ne dit rien, on baisse la tête pour ne pas qu'il nous voit pouffer et on passe notre chemin. Plus tard, nous apprenons qu'en fin de compte, c'est le jour de commémoration de l'indépendant de Mexico, ce qui explique tout ce tohu-tohubohu... c'est jour de fête donc !

Nous faisons un tour chez Macy's, le plus grand du monde (il y en a t'il ailleurs qu'aux USA ?) On cherche désespérément une poste car nous avons 15 cartes à envoyer et pas de timbres... certains recevront des cartes des USA oblitérées en France, désolés... Bah oui, parce que les seuls commerces à être fermés le dimanche doivent être ceux qui dépendent de l'état, dont les bureaux postaux. Cela nous a quand même permis de monter jusqu'au 9ème étage de ce grand magasin et de nous rendre compte qu'ici, à NYC, c'est tous les jours Noël, même un 20 septembre !

Nous étant rendus compte que nous pouvions régler avec notre CB (ouf, parce que la banque avait omis de nous donner quelques informations concernant, notamment, plafond de retrait par semaine !), nous avons continué nos achats, doucement mais sûrement... Nous avons ensuite rejoint l'hôtel où nous avions laissé nos bagages à garder. Avant de les récupérer, on casse une petite croute car nous ne savons absolument pas quand sera notre prochain repas. Nous rassemblons tout ce que nous avons à rassembler et nous hélons un "cab", direction JFK Airport...

Nous y sommes juste au moment où nous écrivons ces quelques lignes de conclusion... Il est 18:46, notre avion décolle dans moins de 3 hr (euh, oui, on est arrivés un peu tôt...) et, entre deux bâillements et frottements d'yeux, on se dit qu'on serait bien restés quelques temps de plus par ici.
Ces 2 semaines ont été super extras et c'est le cœur lourd que nous reprenons le chemin de la France.
Merci à tous ceux qui nous ont permis de réaliser le voyage de noces de nos rêves... Nous espérons que les quelques 2736 photos que nous avons mises en ligne vous auront permis, comme nos petits textes de profiter de ce que nous avons vécu comme nous... Maintenant, retour en France, au boulot, à Chipo... on est heureux de rentrer mais en même temps, ça va nous faire bizarre de comprendre tout ce qui se dit alentours, de ne plus pouvoir parler aussi librement (parce qu'en France, tout le monde comprend ce qu'on dit ;))... ça va nous faire drôle aussi de nous dire que ça y est, il n'y a plus rien à préparer...

Maintenant, on va travailler à un autre projet, le genre qu'on suit sur toute une vie... allez hop, au boulot !!